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samedi 20 mars 2010

Crime et châtiment - Musée d'Orsay - Musée Eden / Dostoïevski

«Crime et châtiment»: l'exposition en cours au Musée d'Orsay de Paris se déroule sous ce thème peu commun. Ce projet, conçu par l'universitaire et homme politique bien connu, Robert Badinter et réalisé par l'historien de l'art, Jean Clair, a reçu l'appui enthousiaste et généreux de Guy Cogeval, président du Musée d'Orsay et ancien directeur du Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM). Précédée par une critique élogieuse, l'exposition -du fait de son caractère exceptionnel- s'annonce comme un évènement majeur. J'y reviendrai. Pour l'instant, je vous invite à embarquer à bord du Transsibérien pour se rendre dans l'Ancienne Russie, la «Russie blanche», chez Dostoïevski. Notre virée se terminera par une visite au Musée Eden, un musée imaginaire, qui s'inscrit dans le même filon: reconstitution de crimes dans la musée, et châtiments -justes ou injustes- au Palais de Justice, à Montréal en 1910.

«Crime et châtiment», de Dostoïevski
D'emblée, on associe «Crime et châtiment» au roman éponyme de Dostoïevski (Fedor Mikkaïlovitch). En bref, Raskolnikov assassine une vieille prêteuse sur gage, Aliona Ivanovna. Loin de libérer qui que ce soit des griffes de l'usurière, son crime prémédité le tourmente et le conduit à la déchéance psychologique et physique, et jusqu'aux portes de la folie: c'est son châtiment. Seuls l'aveu et la punition (la Sibérie) le libérera du poids de son crime. La lecture de ce roman est prenante, on suit les faits et gestes de Raskolnikov, on assiste à son crime, au dévoilement de ses pensées... Son aveu nous soulage, on pousse un long soupir, car on a pitié de lui et de soi-même...

La peinture et le roman
Mais... «La nécessité pour l'artiste de faire saisir le crime d'un coup d'œil entraîne une violence plus grande que dans la littérature. Comparez Zola et Cézanne, Le meurtre, de Cézanne et Thérèse Raquin, de Zola. Le récit est moins intense que la toile, inouïe de brutalité. L'art force à tout rassembler en une seule image. Dostoïevski lui-même n'atteint pas à cela, à cette suprématie de la peinture liée à son instantanéité», dit Jean Clair. Ce qui n'est pas peu dire!

L'acte criminel: gommage et description
Robert Badinter révèle que... «Au cours de ma vie d'avocat, j'ai remarqué une chose à ce propos. Quand je voyais un criminel pour la première fois, je le laissais parler. C'était un moment très intense. Il parlait, il racontait les préparatifs, les mobiles, les armes... Mais presque tous se taisaient à l'instant de raconter l'acte meurtrier lui-même. II y avait un silence, un blanc. Puis il reprenait, mais toujours en gommant l'acte lui-même...»

À cet égard, «Crime et châtiment» de Dostoïevski nous en apprend plus en décrivant le crime même. D'ailleurs, l'acte criminel de Raskolnikov nous inspire frayeur et dégoût: pitié pour la vieille, projection, voyeurisme, complicité... Aurions-nous, en notre for intérieur, une part, si minime soit-elle, d'un Raskolnikov? «Il nous faut reconnaître que tout meurtrier puisse être notre semblable. Le passage à l'acte le différencie certes, mais la frontière est parfois mince et fragile.»

Même si l'image, la représentation visuelle, d'un crime peut susciter des émotions plus intenses qu'une description de l'acte criminel, il n'en demeure pas moins qu'on ne saurait, en aucune manière, réduire le roman de Dostoïevski à cette dimension. C'est l'évidence même... me semble-t-il. La littérature et la peinture livrent un «message» selon le mode d'expression qui lui est propre. En somme, elles se complètent l'une et l'autre plutôt que de s'opposer.

«Crime et châtiment», au Musée d'Orsay.
Je soulignais, il y a un instant, le caractère exceptionnel de «Crime et châtiment» au Musée d'Orsay. C'est que l'exposition présente non seulement des peintures, mais aussi des objets scientifiques et pénitentiaires, en plus de multiplier les regards. Ainsi, les peintres et les objets sont abordés sous les angles de l'art pictural -la vision de l'artiste-, du droit, de la criminologie, de la médecine et de la presse; ils répartis en cinq sous-thèmes, ou chapitres, aux titres évocateurs: Tu ne tueras point, La mort égalitaire, Figures du crime, Le crime et la science, Canards et apaches (journaux, popularité des assassins). Un véritable kaléidoscope de plus de 450 œuvres. Parmi les objets, signalons: des photos policières ou anthropomorphiques, des moulages de tête de criminels, des publications montrant la fascination pour les criminels; une porte de prison et une guillotine recouverte d'un voile noir, ce qui me fait penser à son surnom populaire «la veuve» -il valait mieux ne pas «épouser la veuve»...

L'obsession française: la guillotine
Et pour cause... «Elle obsède l'époque. La guillotine a été longtemps un spectacle. Sous la Restauration, on exécute à midi en place publique. Puis, peu à peu, c'est au petit matin aux limites de la ville, puis, après 1939, en cachette dans la cour de la prison. Il y a quelque chose d'exceptionnel en elle. Ce qui la rend telle, parmi d'autres moyens de supplicier, c'est l'instant décisif du 21 janvier 1793, la décapitation de Louis XVI. Le corps sacré du roi est profané, le bourreau montre sa tête et l'histoire bascule. La guillotine, depuis lors, reste l'instrument du régicide, donc du parricide. Elle évoque une idole sanglante, chargée d'un mana terrible... Le "rasoir national"... En même temps, on reconnaît en elle le goût des hommes du XVIIIe pour les machines et leur rationalité», explique Robert Badinter.

La guillotine exposée est une «métropolitaine», une vraie de vraie. Elle est montrée telle qu'elle était sur la place de la Révolution, l'actuelle place de la Concorde. Il y a de quoi frissonner... et même perdre la tête! Des têtes qui roulent... il y en a 45! Imaginez, le Musée d'Orsay expose des représentations de 45 têtes coupées! À cet égard, les artistes témoignent d'une obsession: la tête détachée du corps humain. La tête, les yeux fermés, les yeux ouverts... la tête sans corps! La tête de saint Jean-Baptiste offerte à Salomé sur un plateau, par Guercino. Judith décapitant Holopherne, par le Caravage. Géricault, Fieschi, Redon, Hugo... Des images qui fascinent et qui effraient... Sans compter les têtes, célèbres ou anonymes, qui ont roulé au cours de la Révolution française.

Le crime: une fascination
Robert Badinter note que... «Il y a peu de sujets qui soient si abondamment représentés en art que le crime. Dans les musées, plus de la moitié des œuvres le représente! Songez aux martyrs , à la crucifixion, aux guerres! L’amour passionne mais il est beaucoup plus rare et beaucoup plus monotone! Et comment représenter l’acte lui-même? Il y a par contre une variété dans le crime vertigineuse. Indubitablement la violence fascine, parce que, contrairement à l’amour on peut peindre le moment du passage à l’acte. En outre, ici elle est dédoublée puisque nous traitons du crime suivi de son châtiment, qui est un autre crime.» [Entrevue au Figaro]

Le Musée Eden
La représentation de Caïn, le fratricide d'Abel, qui ouvre l'exposition au Musée d'Orsay me ramène au 1er épisode de Musée Eden qui présente des liens de parenté avec l'exposition, comme je l'indiquais plus haut. Plus précisément, je me réfère à la scène où le notaire explique à Camille Corday, héritière du Musée à la suite de l'assassinat de son oncle, la fascination des gens pour les crimes et les criminels. Caïn, Salomé, Judith... la Bible, dit-il, fait état de crimes qui fascinent encore et toujours. Donc, rien de nouveau sous le triste soleil... Les crimes et les châtiments attirent et repoussent, comme les pôles d'un aimant. Il n'est pas surprenant, que la Musée Eden -qui met en scène des crimes, des victimes et des criminels- attire les gens dans la fiction même, et des téléspectateurs et des webspectateurs (l'un de mes néologismes).

Avertissement
Sur la page de la présentation générale de l'exposition, le Musée d'Orsay place un avertissement: «Le musée vous informe que certaines des œuvres présentées dans l’exposition sont susceptibles de heurter la sensibilité des visiteurs (et tout particulièrement du jeune public)». Le même avertissement s'applique, mutatis mutandis, à la série Musée Eden.
Également, dans le but de ne pas heurter la sensibilité de certains de mes lecteurs et lectrices, je ne présente dans ce billet aucune image.

Un trio... infernal. Une catharsis (purgation des mauvais sentiments)
[] «Crime et châtiment», au Musée d'Orsay. À défaut de pouvoir vous y rendre, voyez sur Internet: la présentation générale de l'exposition, en cliquant ici; et, la présentation détaillée, et soignée, qui comprend 5 pages de textes avec illustrations, en cliquant ici.
[] Devant votre écran de télévision ou sur le site Web de la SRC ou à Tou.tv, visionnez une série télévisuelle -de partout (ou presque) dans le monde, Musée Eden. Pour joindre le lien sur Tou.tv, cliquez ici.
[] Lire et relire le roman incomparable de «Crime et châtiment», de Dostoïevski. Il est disponible sur Internet. Pour y retrouver une référence, un passage, bref pour consulter le texte, c'est parfait. Mais pour lire le roman, pour y retrouver «l'atmosphère», rien ne remplace un livre que l'on tient dans ses mains, confortablement installé dans un fauteuil -la porte verrouillée à double tour.
Le Mal existe, faisons le Bien!

Tout de même, souriez... c'est l'équinoxe du printemps!

Mes meilleurs bonjours! À bientôt...
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Sources: Le Monde, Les artistes fascinés par le crime et la justice. L'article est ici.
Le Monde, Robert Badinter: "Ce qui intéresse, c'est la douleur, le supplice, la mort. L'article est ici.
Le Figaro, La fascination du crime vue par les peintres. L'article est ici. On y présente une vidéo.
Libération, "Crime et châtiment" à Orsay: frisson, fascination et effroi. L'article est ici. On y voit la porte des condamnés à mort chargée de graffitis.

samedi 21 novembre 2009

(2). Bicentenaire. Polémique. Gogol - Le journal d'un fou

(2). Bicentenaire. Polémique. La célébration du bicentenaire de la naissance de Gogol tourne à la foire d'empoigne entre la Russie et l'Ukraine. La pomme de discorde: Gogol est-il russe ou ukrainien? Explication... géographique. Gogol est né en 1809 à Bolchie Sorotchintsy en Ukraine, alors une province russe. À 19 ans, après des études médiocres, il gagne Saint-Péterbourg où il passe une partie de sa vie. Gogol meurt à Moscou en 1852. Aujourd'hui, Sorotchintsy fait partie de l'Ukraine, devenu un pays indépendant en 1991.

Gogol a eu une grande influence sur la littérature russe, comme exemple, Dostoïoski, Bulgarov Soljenitsyne.
«Nous sommes tous sortis du manteau de Gogol»
Dostoïevski


La Russie tire Gogol par une manche du «manteau» et l'Ukraine par l'autre manche. En Russie, outre l'aspect géo-politique, on invoque le fait que c'est en russe que Gogol écrivait. «À en croire Vladimir Yavorivsky, romancier et parlementaire ukrainien. "Il n'y a pas que la langue qui compte, mais aussi les thèmes, les sujets abordés. Les écrits de Gogol sont remplis de l'imaginaire et de la pensée issus des chanson et du folklore ukrainien."»
Pour Vladimir Yavorivky, «diviser Gogol, c'est comme essayer de diviser l'air, l'Éternité ou le ciel. Il a été à la fois un grand écrivain russe et un grand écrivain ukrainien dont le feuillage est en Russie, mais les racines en Ukraine.»
[Baptiste Touverey, Gogol est-il russe ou ukrainien? BibliObs]

Pour fêter le bicentenaire. En Russie: un musée Gogol ; une adaptation télévisuelle de «Taras Boulka», un roman de Gogol. En Ukraine, un musée Gogol à Sorotchintsy ; des traductions en ukrainien des oeuvres de Gogol dans les lesquelles «la grande Russie» est remplacée par «la grande Ukraine.» Voulez-vous savoir ce que je pense? Dans la grisaille du matin, je regardais le saule de mon jardin. À travers ses branches dénudées formant parapluie, j'ai aperçu la figure estompée de Gogol. Posant les yeux sur mon écran, qu'est-ce que j'ai vu... «Le journal d'un fou».

Le journal d'un fou
Que se passe-t-il dans la tête d'un fou? Gogol pénètre dans la tête de Proprichtchine, et lui donne la parole. Je vous le dis, cette nouvelle est bouleversante. De date en date, cet homme à qui l'esprit joue des tours, écrit dans son journal ses pensées, nous raconte ce qu'il fait... Il se rend au Ministère où il travaille. Puis, il accumule les absences, va au théâtre, lit les journaux, réfléchit, étendu sur son lit...

Du 3 octobre au 8 décembre, les 9 entrées dans son journal indiquent que son esprit déraille progressivement jusqu'à prendre contact avec la réalité.
[] Le 8 décembre, il écrit: «J'étais tout à fait décidé à me rendre au ministère, mais différentes raisons et réflexions m'en ont empêché. Les affaires d'Espagne ne peuvent toujours me sortir de l'esprit. (...)»
La simple lecture des entrées suivantes suffit à rendre compte de la dégringolade de l'esprit jusqu'à son abîme.
[] An 2000. 43e jour d'avril, il écrit: «Aujourd'hui est un jour de grande solennité! L'Espagne a un roi. On l'a trouvé. Ce roi, c'est moi. Ce n'est qu'aujourd'hui que je l'ai appris. J'avoue que j'ai été brusquement comme inondé de lumière. Je ne comprends pas comment j'ai pu penser, m'imaginer que j'étais conseiller titulaire. Comment cette pensée extravagante a-t-elle pu pénétrer dans mon cerveau? Encore heureux que personne n'ait songé alors à me faire interner dans une maison de santé. Maintenant, tout m'est révélé. Maintenant, tout est clair... Avant, je ne me comprenais pas, avant, tout était devant dans une espèce de brouillard. (...)»
[] 86e jour de Martobre. Entre le jour et la nuit. Aujourd'hui, l'huissier est venu me dire de me rendre au ministère, car il y avait plus de trois semaines que j'assurais plus mon service. Je suis allé au ministère pour rire. (...) Ce qui m'a amusé plus que tout, c'est quand ils m'ont glissé des papiers, pour que je les signe. Ils s'imaginaient que j'allais écrire tout en bas de la feuille: chef de bureau un tel. Allons donc! J'ai gribouillé, bien en vue, là où signe le directeur du département: «Ferdinand VIII.» Il fallait voir le silence respectueux qui a régné alors! Mais j'ai fait seulement un petit geste de la main, en disant: «Je ne veux aucun témoignage de soumission!», et je suis sorti.
[] Pas de date. Ce jour-là était sans date. Je me suis promené incognito sur la Perspective Newski. Sa majesté l'Empereur a passé en voiture. Toute la ville a ôté ses bonnets et j'ai fait de même; pourtant, je n'ai nullement laissé voir que j'étais le roi d'Espagne. (....)
[] J'ai oublié la date. Il n'y a pas eu de mois non plus. C'était le diable sait quoi. Ma cape est achevée et cousue. Mavra a poussé un cri quand je l'ai mise. Pourtant, je me décide pas encore à me présenter à la Cour. La députation d'Espagne n'est toujours pas là (...)
[] Le 1er. Cette lenteur des députés m'étonne prodigieusement. Quelles sont les raisons qui ont pu les retarder? La France, peut-être? (...)
[] Madrid, 30 février. «Voilà, je suis en Espagne; cela s'est fait si rapidement que j'ai à peine eu le temps de m'y reconnaître. Ce matin, les députés espagnols se sont présentés chez moi, et je suis monté en voiture avec eux. Cette extraordinaire précipitation m'a paru étrange. Nous avons marché à un tel train que nous avions atteint la frontière d'Espagne, une demi-heure plus tard. D'ailleurs, il est vrai que maintenant il y a des chemins de fer dans toute l'Europe et que les bateaux à vapeur vont extrêmement vite. Curieux pays que l'Espagne (...)
"Reste-là -dans une petite chambre- et si tu racontes que tu es le roi Ferdinand, je te ferai passer cette envie.»
C'est l'internement, et le début du calvaire de Proprichtchine. Le «roi Fernand VIII» ne sera plus jamais heureux dans sa douce, et royale, folie.

[] Janvier de la même année, qui a succédé à février. (...) Aujourd'hui, on m'a tondu, bien que j'aie crié de toutes mes forces que je ne voulais pas être moine. Mais je ne peux même plus me rappeler ce qu'il est advenu de moi lorsqu'ils ont commencé à me verser de l'eau froide sur le crâne. Je n'avais jamais enduré un pareil enfer.Pour un peu je devenais enragé, et c'est à peine s'ils ont pu me retenir. Je ne comprends pas du tout la signification de cette étrange coutume. C'est un usage stupide, absurde. La légèreté des rois qui ne l'ont pas encore aboli, me semble inconcevable. Je suppose, selon toute vraisemblance, que je suis tombé entre les mains de l'Inquisition.»
[] Le 25. Aujourd'hui, Le Grand Inquisiteur est venu dans ma chambre, mais je m'étais caché sous ma chaise en entendant son pas. (...) Enfin, il m'a vu et m'a fait sortir de dessous la chaise à coups de bâton. Ce maudit bâton vous fait un mal horrible.»
[] Jo 34e ur Ms nnacée. 349 reirvéF. «Non, je n'ai plus la force d'endurer cela! Mon Dieu! que font-ils de moi! Ils me versent de l'eau froide sur la tête. Ils ne m'écoutent, ne me voient, ne m'entendent pas. Que leur ai-je fait? Pourquoi me tourment-ils? Que veulent-il de moi, Malheureux? Que puis-leur donner? Je n'ai rien.
Je suis à bout, je ne peux plus supporter leurs tortures; ma tête brûle, et tout tourne devant moi. Sauvez-moi! Emmenez-moi! Donnez une troïka de coursiers rapides comme la bourrasque! ....»

Je m'arrête ici... Cet appel de détresse vous transpercera le cœur. Gogol en fait un passage d'une poésie sans égale. Un vrai tableau de Chagall. Pour nous consoler, si je puis dire, il termine par une phrase pirouette dont le dernier mot est... nez.

Gogol, à la plume satirique envers «le système», exprime, dans cette nouvelle, une profonde compassion, une pitié même, pour un fou. La cruauté des hommes envers cet innocent sans défense, sans malice est sans borne. Fou... il est seulement fou. Et seul, si seul...

Le nez. Le manteau. Le journal d'un fou.
J'espère que la présentation de ces trois courtes nouvelles, de 30-40 pages chacune, vous incitera à les lire, ou relire. C'est ce que je souhaite... bien modestement.

Merci de me lire!
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Psitt! Ce tiraillement entre la Russie et l'Ukraine me fait vaguement penser à quelque chose... Mais, je n'arrive pas à me rappeler ce dont il s'agit... Bizarre!
Note. Le roman de Gogol «Les âmes mortes» est une œuvre majeure. J'en ferai éventuellement l'objet d'un billet.
Livre. Nouvelles de Pétersbourg: Le Journal d'un fou, Le Nez, et autres nouvelles. Préface Georges Nivat, Gallimard, Folio classique. Pour en savoir plus, cliquez ici.
Image. Proprichtchine. Tableau de Ilya Repine (1882)
Polémique. «Gogol est-il russe ou ukrainien?», par Baptiste Touverey, BibliObs
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