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mardi 6 octobre 2009

À l'affiche... sur Livranaute - Survenant

«À l'affiche... sur Livranaute - Survenant». Aujourd'hui, je vous lance une invitation pressante, celle de lire mon dernier billet qui porte sur ce personnage fascinant créé par Germaine Guèvremont, «Survenant», dans son célèbre roman «Le Survenant». Survenant aurait-il une part d'américanité? Serait-il un «beatnik» avant l'heure? Ça vous intrigue? Alors, pour en avoir le cœur net et l'esprit tranquille, venez lire mon billet, sur Livranaute. [oui, la page existe].

Cette fin de voyage se termine en beauté avec deux belles déclarations d'amour... Ah! L'amour, toujours l'amour.

Demain, je vous parlerai d'immortalité... Voilà qui n'est pas mal non plus. Qu'en dites-vous?

Bonne journée!

mercredi 30 septembre 2009

À l'affiche... sur Livranaute / Survenant

À l'affiche... sur Livranaute / Survenant. Je vous invite, chaleureusement, à lire mon billet intitulé: Qui êtes-vous... Survenant? En voici un extrait: «Survenant», personnage du roman «Le Survenant» de Germaine Guèvremont, n'est pas un «quêteux»: on s'entend sur ce point. Je l'ai démontré dans mon précédent billet, et je suis certaine que vous en êtes convaincus. Mais «zencore» qui est-il? Nous verrons que Survenant est un homme moderne. Il est bien ce «Grand-dieu-des-routes», comme le désignent, justement, les gens de Chenal-du-Moine. Examinons donc, de plus près, ce qu'il en est.

Qui êtes-vous, Survenant?
«Je suis... un bourlingueur, un homme de chantier et un coureur des bois, un homme aux allures d'Indien. Et puis... Nervermagne! Je me raconte sur Livranaute, venez me rencontrer... J'vous attends!»

Et, moi aussi... À tout de suite, donc !

mercredi 16 septembre 2009

AutoDictionnaire Simenon - Pierre Assouline

AutoDictionnaire Simenon, par Pierre Assouline, publié aux Éditions Omnibus, pour célébrer le 20e anniversaire de la mort de Simenon. Ce sont 1000 citations de Simenon tirées de son œuvre, de sa correspondance, de ses interviews... Des citations «nues» de ses dits et écrits. Sans commentaire, sans bruit de fond... Pierre Assouline, auteur d'une biographie fort appréciée, simplement intitulée «Simenon», s'efface devant de l'écrivain dont il est un connaisseur. Chapeau! Les critiques saluent unanimement son ouvrage. Un travail colossal. Une source inépuisable de citations. «Édifiant et passionnant!», écrit Jacques Drillon, sur BibliObs. (864p., prix indicatif 26 euros).

Des extraits, au mot «Écrire» (1):
__ Écrire dans la joie, quelle foutaise! [référence]
__ Écrire n'est pas une profession mais une vocation pour le malheur. Je ne crois pas qu'un artiste puisse jamais être heureux. [référence]
__ Je n'ai jamais écrit dans une visée, comment dirais-je, ni morale, ni philosophique, ni quoi que ce soit... esthétique, mais vraiment pour me sortir de moi-même. [référence]

D'autres extraits (2):
__ Druon, Maurice: La France possède un ministre de la Culture. [...] On a choisi pour ce poste, dans le nouveau gouvernement, l'écrivain le plus arriviste, le plus bête de toute sa génération. Si ces livres sont mauvais, il n'en est cependant pas responsable, car il les a fait écrire par des nègres.
__ Petites gens. Ce sont des gens qui n'ont pas d'idées de revendications sociales. Vous les connaissez. Vous en faites partie. Tous les artisans de la plume et du rabot en font partie.

À l'affiche... sur Livranaute

Survenant - Un coureur des routes

Pour savoir si Survenant, personnage pivot du roman «Le Survenant» de Germaine Guèvremont, s'inscrit dans la filière américaine «des coureurs des routes», il faut répondre à la question préalable: Survenant est-il, tout simplement, un quêteux qui parcourt les routes de la campagne du Québec au XIXe siècle? Un phénomène tout à fait courant. Si la réponse est affirmative, l'affaire est classée. Sinon, la première question demeure entière et exige un examen.

Je vous invite à lire la suite sur Livranaute, mon autre blogue. À tout de suite... Je vous y attends, avec plaisir.
___
Sources: (1) Éditions Omnibus, dont j'adore la devise: «livres d'hier, lectures d'aujourd'hui». Pour lire la quatrième de couverture et des extraits, cliquez ici
(2) Pour lire d'autres extraits: de Druon à de Gaulle, ainsi qu'une entrevue de Jacques Drillon avec Pierre Assouline, «Simenon par Simenon» sur BibliObs , cliquez ici.

mardi 11 août 2009

À l'affiche sur Livranaute -Survenant est-il un quêteux?

Survenant, personnage central du roman, «Le Survenant» de Germaine Guèvremont, s'inscrit-il dans la filière américaine, à la suite de Jack London, «The Road», et de Jack Kerouac, «On the Road»? Est-il, simplement, un quêteux qui parcourt les routes de la campagne du Québec au XIXe siècle et au début du XXe siècle? Un phénomène courant à cette époque. C'est sous cet angle que j'aborde ce roman, un classique de la littérature québécoise. Une façon inédite de l'aborder: je tiens à le souligner.

Soyez rassuré, Survenant, ce n'est pas un fantôme... Ce n'est pas un vampire... C'est un homme qui survient un soir d'automne, à la brunante, chez les Beauchemin, du Chenal-du-Moine. D'emblée, le père Didace le «baptise» Survenant et l'invite à manger. Et comme l'étranger refusera de dire son nom, tous continueront de l'appeler Survenant.

«Mon nom? Vous m'en avez donné un: vous m'avez appelé Venant.
__ On t'a pas appelé Venant, corrigea le père Didace. On a dit: le Survenant.
__ Je vous questionne pas, reprit l'étranger. Faites comme moi»
(...)
«Je vous servirai d'engagé et appelez-moi comme vous voudrez», dit plus loin Survenant au père Didace.

Quel homme! En plus, il est beau, fort, travailleur, fier, et indépendant d'esprit...

Nevermind! lancera Survenant, plus tard... Eh ben! Ça alors!

Je m'arrête ici... Pour en savoir plus, je vous invite à lire mon billet que je viens de publier sur mon blogue Livranaute.

À tout de suite! Et... à demain!

jeudi 19 mars 2009

Les ponts sont mortels (1)

Pour avoir lu sur la guerre ou avoir vu des films de guerre, on connaît l'importance stratégique des chemins de fer et des ponts. Que sautent les rails, que déraillent les trains! Que sautent les ponts, que sautent les viaducs! Et que ça saute! Et les soldats… volontaires ou enrôlés de force? Et la population civile? Never mind! comme dirait le Survenant de Germaine Guèvremont. Des deux côtés des belligérants, c'est à qui aura la peau de l'autre pour sauver la sienne. Voilà la réflexion ce qui m'est venue à l'esprit, à la suite de mon billet publié sur Livranaute (le 18 mars 2009) : «Le pont, une invention romanesque?». Le film Le Pont de Bernhard Vicky, mentionné dans Effroyables Jardins de Michel Quint, n'est pas une fiction: il existe, je l'ai vu. Il est en résonnance avec le récit. Voici, pour l'essentiel, trois films de guerre importants, reconnus comme tel, sur le thème en titre.
Le Pont, Die Brücke, de Bernhard Vicky, d'après le roman de Manfred Gregor, en noir et blanc, sorti en salle en 1959. Alors que l'armée allemande est en déroute, en 1945, sept adolescents, gonflés de patriotisme et d'héroïsme, entrent dans l'armée. On voit, tout de suite le non-sens… Tout de même, le colonel, voulant les sauver, leur confie la défense d'un pont sans importance stratégique. Mais, celui-ci est tué. Laissés à eux-mêmes, les adolescents-soldats vont suivre les ordres à la lettre et défendre le pont face aux Américains. Ils y laisseront leur vie… Ce film démontre l'absurdité de la guerre et l'implacable logique meurtrière dont les soldats-enfants sont victimes.
En voir des extraits vidéo sur: http://www.youtube.com/watch?v=dztzypW9lSs
Le Pont de la rivière Kwai, The Bridge on the River Kwai, de David Lean, d'après le roman Pierre Boulle, en couleur, 1957. Durant la Seconde guerre mondiale, un détachement de l'armée britannique fait prisonnier par les Japonais est conduit, à marche forcée,au bord de la rivière Kwai, en Birmanie. Le colonel Saïto, chef du camp, veut les contraindre à construire un pont sur la rivière, sur lequel doit passer un train d'importance stratégique. Le colonel Nicholson refuse en invoquant la Convention de Genève (never mind! -en japonais). Pour le contraindre, Saïto fait subir aux prisonniers des sévices jusqu'à ce que le colonel Nicholson cède. Le colonel et ses soldats construisent le pont, tout en voulant démontrer la supériorité de l'armée britannique. Il faut les voir : torses bombés, sifflet au bec, en avant, marche! Mais pour Saïto, les Anglais sont méprisables: ils n'ont pas honte d'être battus, d'être soumis; lui, il se ferait hara-kiri. Entre temps, Shears, un prisonnier américain -un sauve-qui-peut-, réussit à s'échapper du camp. Il sera forcé d'y revenir (et de quelle façon!) pour guider le colonel Warren, dont le commando est chargé de dynamiter le pont. Au final, Shears, Saïto et Nicholson sont tués, celui-ci tombe sur le détonateur et déclenche l'explosion. Encore ici, dans ce film, fin tragique des héros-victimes, ironie du sort. Absurdité de la guerre. Pour voir des images et des extraits vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=x1dWdYk9nU0&NR=1;. Voir aussi: http://www.dailymotion.com/related/xa0rg/video/x2dlix_le-pont-de-la-riviere-kwai_shortfilms?hmz=74616272656c61746564
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