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mercredi 7 octobre 2009

L'immortalité / Prix Nobel de la médecine

«L'immortalité / Prix Nobel de la médecine». Trois professeurs-chercheurs, biologistes, viennent de recevoir le prix Nobel de la médecine, Elizabeth Blackburn, Carol Greider, Jack Szostak. «Le Nobel salue la recherche contre le vieillissement», titre sobrement Le Figaro.fr -santé. En sous-titre: «Ces travaux ouvrent aussi des perspectives dans la lutte contre le cancer». Travaux qui démontrent«comment les télomères et l'enzyme télomérase protègent les chromosomes du vieillissement» (comité Nobel). Faisons donc connaissance avec ces agent prometteurs, question de s'assurer que nous sommes bien sur le chemin de l'immortalité.

La télomérase et le vieillissement
Les télomères, composés d'ADN, sont situés aux extrémités des chromosomes. Ils ont la propriété de raccourcir au fil de la division cellulaire. À un moment donné, la cellule ne peut plus se reproduire, elle meurt. Ici intervient la télomérase, une enzyme découverte par les trois chercheurs, qui a la capacité d'empêcher le raccourcissement des télomères, donc de retarder la sénescence (processus physiologique du vieillissement).

«De là à croire que l'on a découvert le secret de l'immortalité de l'homme,
il n'y a qu'un pas que l'on ne peut absolument pas franchir.» Le Figaro

Oups! Quel rabat-joie! Joie hâtive, disons-le, sans fondement réel. La recherche, qui en est à ses débuts, comporte une autre face... le cancer. Dès lors, inutile de se mettre martel en tête. Ce n'est pas demain la veille...

La télomérase et le cancer
En bref, si les tolémères sont raccourcis, les cellules vieillissent. Une activité élevée de la télomérase arrive à contrer ce phénomène.
Mais, par contre, dans certains cancers (pas tous), la télomérase contribue à la prolifération maligne. Il faut donc bloquer la télomérase pour que la prolifération des cellules cancéreuses s'épuise. Ce faisant, on accélère le vieillissement des cellules...
Nous voilà donc pris entre deux feux... et deux défis.

Les deux défis majeurs de l'humanité
La lutte contre le vieillissement et la lutte contre le cancer reposent, paradoxalement, sur deux mécanismes opposés de la télomérase. Dans le premier cas, il faut la stimuler; dans l'autre cas, il cas l'inhiber.

Peut-on parler d'une «enzyme de l'immortalité», de «jeunesse éternelle» comme le font les médias, en grosses lettres et à pleins poumons? Le vent d'automne souffle fort sur Internet: dans de nombreux commentaires, on en parle comme s'il s'agissait un état de fait. J'ai observé que les médias mettent surtout l'accent sur «l'immortalité et la jeunesse»: c'est un côté de la médaille.
Le miroir de Narcisse... Le miroir aux alouettes...

En attendant... si on nous réparait...
2007. Dans «Les cellules souches porteuses d'immortalité» (Odile Jacob), Nicole Le Douarin, pose une question de base: Pourquoi certains animaux tels que le triton, l'hydre... ont le pouvoir de régénérer un membre, alors que d'autres animaux et que l'homme, en particulier, n'en sont pas capables? Elle nous dit que les travaux sur les cellules souches allaient permettre, à court terme, de «réactiver les mécanismes de la régénération pour "rénover" des organes lésés». Elle y rappelle «l'aventure de la brebis Dolly»... et celle, honteuse, des fumisteries dont elle a, involontairement, donné lieu. On se souvient de l'engouement des médias, et de leur crédulité... à faire pleurer un oignon.

Immortalité! Le thème est discuté dans le livre, mais le mot est lâché dans la nature, sans retenue... Les porteuses d'immortalité... Il y a de quoi faire rêver les porteurs d'eau, et les colporteurs de nouvelles!
Le livre, écrit dans un langage compréhensible par tous, présente l'état des connaissances, le plus complet et plus actuel sur les cellules souches ainsi qu'un historique documenté de la recherche dans ce domaine. Mais, tout de même, le mot «immortalité», dans le titre, prête à confusion. Il faut lire le livre, ou des extraits, ou écouter des entrevues pour en comprendre le sens. Sans cela, il peut y avoir méprise...
Pour lire la quatrième de couverture, cliquez ici.

2007. «Coup de tonnerre: le Japonais, Shinya Yamanaka parvient à créer une cellule souche «artificielle» à partir d'une peau humaine.» Il a reprogrammé son matériel génétique pour lui faire remonter le temps jusqu'au stade où elle était une cellule souche (ES). Cellule, on le sait, indifférenciée. «La première source inépuisable de cellules réparatrices (venait) d 'être inventée» On les nomme les cellules souches induites (IPS). Les applications n'ont pas tardé, par exemple, les injections de IPS dans le cœur des patients atteints d'insuffisance cardiaque...

J'ai appris cette avancée de la science -qui pourrait m'être utile un jour, sait-on jamais- dans un article de la revue «Science & Vie» d'août 2009, intitulé «La jeunesse éternelle... en utilisant le pouvoir des cellules souches», faisant partie du dossier «La science aux portes de l'impossible».

La jeunesse éternelle! De pièces de rechange en pièces de rechange pour les tissus ou les organes, on pourrait nous remettre à neuf comme de «vraies jeunesses». Ou nous garder jeunes -c'est selon... en dedans comme en dehors!
J'ai alors porté un regard attendri sur ma vieille bagnole. De pièces de rechange en pièces de rechange, elle est toujours, et encore, une vieille bagnole.
Il y de quoi crier à l'injustice... Quand je pense aux robots qui pourront s'autoréparer et se reproduire dans un avenir rapproché...

«Souviens-toi, ô homme, que tu es mortel»

Goûtons au sel amer de la sagesse
Pour l'instant... et pour longtemps... nous sommes et resterons mortels et vulnérables. Marchons donc sur le chemin de la sagesse en présence de grands philosophes, penseurs de notre humble condition humaine.

Sénèque. Brièveté de la vie
«L'immortalité est ce qui survit sans fin dans la mémoire des hommes, ce qui est pérenne. L'envers de la pérennité est la brièveté. Ah! Ah oui, Sénèque «De la brièveté de la vie» Oui. (comme dirait Satie)

«(...) Mortels, vous vivez comme si vous deviez toujours vivre.
Il ne vous souvient jamais de la fragilité de votre existence; vous ne remarquez pas combien de temps a déjà passé; et vous le perdez comme s'il s'écoulait d'une source intarissable, tandis que ce jour, que vous donnez à un tiers ou à quelque affaire, est peut-être le dernier de vos jours. Vos craintes sont de mortels; à vos désirs, on vous dirait immortel».
(Sénèque, De la brièveté de la vie, trad. M. Charpentier, 1860, sur Wikisource)

Épicure. La mort
«Familiarise-toi avec l'idée que la mort n'est rien pour nous, car tout bien et tout mal réside dans la sensation; or, la mort est la privation complète de cette dernière. Cette connaissance certaine que la mort n'est rien pour nous a pour conséquence que nous apprécions mieux les joies que la vie nous offre parce qu'elle n'ajoute pas une durée limitée, mais nous ôte au contraire le désir d'immortalité. En effet, il n'y a plus d'effroi dans la vie pour celui qui a compris que la mort n'a rien d'effrayant. Il faut ainsi considérer comme un sot celui qui nous dit que craignons la mort, non pas parce qu'elle nous afflige quand elle arrive, mais parce nous souffrons à l'idée qu'elle arrivera un jour. Car si une chose ne nous cause aucun trouble par sa présence, l'inquiétude qui est attachée à son attente est sans fondement, Ainsi, celui des maux qui fait le plus frémir n'est rien pour nous, puisque tant que nous existons la mort n'est pas, et quand la mort est là nous ne sommes plus. La mort n'a, par conséquent, aucun rapport ni avec les vivants ni avec les morts, étant donné qu'elle n'est rien pour les premiers et que les derniers ne sont plus.
La foule tantôt fuit la mort comme le plus grand des maux, tantôt «la désire» comme le terme «des misères» de la vie. «Le sage par contre ne fait pas fi de la vie» et ne craint pas la mort, car la vie ne lui est pas à charge et il ne considère pas la non-existence comme un mal.»
Lettre à Mécénée sur la morale, traduction de Brun, P.U.F., coll. SUP*

Commentaire: Épicure annule la peur de la mort en montrant qu'elle n'est qu'un mot vide de toute réalité. Quand la mort n'est pas là, on est vivant; quand la mort est là, on n'est plus là. Il s'agit donc d'une rencontre impossible... qui ne peut, ou ne saurait, nous effrayer.

Épictète. Acceptation de la mort
«Dans une navigation, quand le navire a abordé, et que tu es sorti faire provision d'eau, tu pourras bien, chemin faisant, ramasser un coquillage, un oignon: mais il te faut garder la pensée tendue vers le navire, sans cesse te retourner pour t'assurer que le pilote ne t'appelle pas, et, s'il t'appelle, laisse tout cela, sous peine d'être ligoté et jeter à bord comme du bétail. Il en va de même dans la vie; qu'il te soit donné, au lieu d'oignon et de coquillage, une femme, un enfant, rien ne s'y opposera; mais si le pilote t'appelle cours vers le navire, et laisser tout cela sans même te retourner. Et si tu es vieux, ne n'écarte jamais beaucoup du navire, de peur de manquer un jour à l'appel.»
Manuel, traduction de Bréhier, P.U.F., coll. Grands textes philosophiques.*

Commentaire: Nous sommes quel est notre terme ultime. Ainsi les biens qui nous ont été impartis pour un temps sont-ils sans valeur.

Montaigne. L'homme et la mort
«Si c'était ennemi qui se pût éviter, je conseillerais emprunter les armes de la couardise; mais puisqu'il ne se peut, puisqu'il vous attrape fuyant et poltron aussi bien qu'honnête homme.
"Certes, il poursuit l'homme qui le fuit, n'épargne aux jarrets, ni au dos timide, peureuse jeunesse" (Horace)

et que nulle trempe de cuirasse vous couvre.
"Il a beau se cacher sous le fer et l'airain: la mort débusquera bien cette tête abritée." (Properce)

(...) "Tiens pour ton dernier jour chaque jour qui te luit: bénis-en la faveur et l'heure inespérée." (Horace)

Il est certain où la mort nous attende: attendons-la partout. La préméditation de la mort est préméditation de la liberté: qui a appris à mourir, il a désappris à servir; le savoir mourir nous affranchit de tout sujétion et contrainte; il n'y a rien de mal en la vie pour celui qui a compris que la privation de la vie n'est pas mal.
Montaigne, Essais, Gallimard.*

J'espère que mes propos n'ont pas assombri votre journée. Pincez-vous! Vous êtes vivant? Alors, souriez à la vie, la vie vous sourira... Sur ce, je vous dis à demain!
__
Saluons l'apport d'autres chercheurs qui ont tracé la voie de la recherche:
-- Notons que Hermann Muller et Barbara McClintock, tous deux Prix Nobel avaient déjà eu, chacun à leur manière, l'intuition de l'existence des télomères, mais n'en avaient pas complètement décrypté le fonctionnement ni les applications potentielles. Figaro- Santé.

-- En 1998
, «l'équipe dirigée par James Thomson (université Wisconsin-Madison) est parvenue pour la première fois à mettre en culture des cellules sources embryonnaires (ES). Véritable Graal de la biologie cellulaire.» Science & Vie.
* «Les pages les plus célèbres de la philosophie occidentale. De Socrate à nos jours», Denis Huisman, coll. Marie-Agnès Malfray, Editions Perrin, 200, 665 pages.



mardi 6 octobre 2009

À l'affiche... sur Livranaute - Survenant

«À l'affiche... sur Livranaute - Survenant». Aujourd'hui, je vous lance une invitation pressante, celle de lire mon dernier billet qui porte sur ce personnage fascinant créé par Germaine Guèvremont, «Survenant», dans son célèbre roman «Le Survenant». Survenant aurait-il une part d'américanité? Serait-il un «beatnik» avant l'heure? Ça vous intrigue? Alors, pour en avoir le cœur net et l'esprit tranquille, venez lire mon billet, sur Livranaute. [oui, la page existe].

Cette fin de voyage se termine en beauté avec deux belles déclarations d'amour... Ah! L'amour, toujours l'amour.

Demain, je vous parlerai d'immortalité... Voilà qui n'est pas mal non plus. Qu'en dites-vous?

Bonne journée!

lundi 5 octobre 2009

Une fois sur deux - Iris Hanika

Une fois sur deux, de Iris Hanika, traduit de l'allemand par Claire Buchbinder, Les Allusifs. Je porte à votre attention la parution de ce roman qui fait un tabac en Allemagne. «Une langue ciselée, entre sarcasme, esprit comique et une grande sensibilité» (Die Tageszeitung.). Selon le Süddeutsche Zeitung:«Tout son art réside dans le fait que cette histoire est écrite dans une langue à la fois sérieuse et ironique.» En Allemagne, on en fera une adaptation radiophonique (Je les envie!).

Une histoire d'amour...
Un coup de foudre entre 2 célibataires dans la quarantaine, Thomas et Senta. Lui: taches de rousseur, strabisme, bras trop longs; travail: informaticien. Elle: belle, passionnée, collectionneuse d'échecs amoureux; travail: apprentie dan une galerie d'art privé. Thomas cherche une femme ordinaire; Senta: l'homme de sa vie. Thomas est animée par le désir; Senta se mire dans ses beaux yeux vert pâle. Entre Thomas et Senta: une forte décharge électrique qui s'appelle coup de foudre.

... d'un couple désassorti.
Revenus à la réalité, chacun s'observe et se questionne, doute. «De l'analyse scientifique du sanglot à l'urinothérapie, des fouilles archéologiques sous l'ancien no man's qui séparait la RDA de la RFA, au mode d'emploi pour un «quickie», un véritables arsenal est convoqué pour dynamiter (hein!) leur relation, découpée au scalpel avec un humour désopilant.» (Les Allusifs).

La critique de Christian Desmeules
Christian Desmeules, qui signe l'article intitulé, «Les lois de l'attraction» dans Le Devoir des samedi et dimanche 3 et 4 octobre 2009, parle (d'une) ronde de montagnes russes sentimentales, ponctuée par les malentendus, l'incommunicabilité, les monologues intérieurs, les atermoiements de l'infiniment petit.»
Il voit ce roman comme un «thriller romantique à la fois grave et léger». Selon lui, Iris Hanika nous raconte «avec un certain brio une histoire de magnétisme qui ne s'expliquerait pas autrement. Pas vraiment.»

Que pense-t-on de «Une fois sur deux», de Iris Hanika, du côté allemand?*
Le titre en allemand est: «Treffen sich zwei» (Rencontre à deux), Droschl, 2008. La première de couverture donne un autre son de cloche...

«Iris Hanika nous raconte dans ce livre une histoire d'amour, rien de plus, rien de moins. Mais elle le fait d'une manière extrêmement originale. (...) La question centrale du livre est: comment réagit-on quand on tombe amoureux fou de quelqu'un complètement différent de soi?»

«Le style de Iris Hanika est très riche. (...) Dans «une narration assez classique (...), l'auteur intercale des passages aux styles très divers s'inspirant de manuels de psychothérapie, d'encyclopédies, de pièces de théâtre. (...).»

«Le style est donc très recherché, parfois peut-être un peu trop. «Treffen sich zwei» est un livre sur l'amour qui fait preuve d'une grande sensibilité et d'une grande originalité.».


En somme....
On a suffisamment d'informations, je crois, pour se faire une idée du roman. Sauf une... la qualité de la traduction française, et sa capacité de rendre adéquatement l'humour et l'ironie de l'auteure. Il faut dire que la réputation de l'édition «Les Allusifs» la précède. Puisque personne en parle... c'est comme l'air dans les pneus!

Bonne journée!
___
*Courrier Littérature allemande, Goethe-Institut, Bordeaux.

dimanche 4 octobre 2009

Pierre Falardeau - Un homme libre

«Pierre Falardeau - Un homme libre.» Les funérailles publiques du cinéaste et écrivain, Pierre Falardeau (1946-2009) ont eu lieu hier, samedi le 03 octobre, en l'église Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Sur Internet et dans les médias, les textes, les entrevues, les photos, les vidéos foisonnent. «Le Devoir», des samedi et dimanche 3 et 4 octobre 2009, a publié un cahier spécial. Parmi cette moisson abondante, j'ai choisi quelques textes que je fais miens, tout simplement. Plutôt que de paraphraser... ou redire ce que d'autres ont déjà dit, et bien dit.
Paroles d'un cinéaste. Paroles d'un écrivain et essayiste. Paroles d'un chroniqueur. Paroles et oeuvres de Pierre Falardeau. Suivront une audio, deux vidéos, deux entrevues, deux caricatures. Tout d'abord, parlons de liberté.

La liberté: en deux citations
«Mystère abyssal de la liberté humaine, mais mystère nécessaire: pour les mêmes raisons qu'il n'est pas d'éloge flatteur sans liberté de blâmer, le bien moral est inséparable de la possibilité du mal, c'est-à-dire de ce postulat mystérieux selon lequel l'homme possède, en dernier instance, une insondable liberté de choix». Kant, L'homme-Dieu, 1996, p.106.

Pierre Falardeau: «La Liberté n'est pas une marque de Yogourt», Éditeur Alain Stanké, 2000.

Liberté universelle.
«Earnig a wage is a prison occupation
and a wage earner is a sort of a gaol-bird.
Earning a salary is prison oversseer's job
a goaler instead of a goal-bird.
Leaving on your income is strolling grandly outside the prison, in terror lest you have to go in. And since the work prison covers
almost every scrap of the living earth, you stroll up and down
On a narrow beat, about he same as a prisoner taking his exercice.
This is called univeral freedom.
D. H. Lawrence

«Gagner un salaire est un métier de prison
et un salarié est une sorte de prisonnier.
Toucher un traitement est uns condition d'employé de prison,
c'est être un geôlier au lieu d'un prisonnier.
Vivre de vos revenus, c'est vous promener fièrement devant
la prison, plein de terreur à l'idée que vous pourriez être forcé d'y entrer. Et comme cette prison du travail couvre
à peu près chaque parcelle de la terre vivante, vous êtes réduit à faire les cent pas
le long d'un étroit passage, à peu près le même espace qui est alloué à un prisonnier pour ses exercices.
On appelle ça la liberté universelle.»
dans «Les idées des autres», Simon Leys, Plon, p. 58

Pierre Falardeau, «Le Party», film, 1989.


Paroles d'un cinéaste. Michel Brault
*
« Pierre était un grand patriote, flamboyant et impatient. Il a dû se battre pour s'exprimer en toute liberté. Son premier et unique sujet a été son pays, le Québec, et ses compatriotes qu'il aimait par-dessus tout. Comme un bûcheron, ses flms sont faits à la hache et au godendart. Ils ont le timbre de sa voix, que nous n'oublierons jamais.»

Pierre Falardeau, «15 février 1839», film, 2001. Réalisé grâce à une souscription publique et un spectacle-bénéfice, Téléfim Canada, sous la présidence de François Macerola, ayant refusé de financer le film.

«Le chef d'œuvre de Pierre Falardeau. C'est peut-être le plus beau film du répertoire québécois». Pierre Vadeboncœur.


Paroles d'un écrivain et essayiste. Pierre Vadeboncœur
**
«Alors. quand je me rappelle sa conversation (...), je me rends compte qu'une qualité ressortait de ses paroles comme de ses actes. Qu'était-ce donc? C'était, tout au fond, la bonté.
La bonté. La justice aussi, non pas une justice froide, mais plutôt celle, surabondante, non négative, dont on s'inspire pour rendre leur dû à ceux qui le réclament avec besoin: le peuple, la nation, les laissés-pour compte. (...) Mais il connaissait aussi une autre justice, une justice de combat, celle de son action politique. En cette matière, il était intraitable. Il ne faisait pas de quartier. Il ne cédait pas un pouce de terrain.»

Pierre Falardeau: «On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part». ; «Pour les lâches, la liberté est toujours extrémiste».
«Notre pays a été conquis par la force et annexé par la force.» ; «La France a-t-elle célébré la bataille de Waterloo?»

À lui seul, il a fait avorter le projet fédéral de célébrer la bataille des plaines d'Abraham.
Dans cette foulée, une organisation citoyenne créera et organisera «Le Moulin à paroles», une mise en lecture des textes fondamentaux de l'histoire du Québec. (Brigitte Haentjens, Pierre-Laval Pineault, Sébastien Ricard)

Paroles d'un chroniqueur. Pierre Foglia***
«Si Falardeau est grand, ce n'est pas par le cinéma, ce n'est pas par la polémique, pas par l'écriture. C'est par la subversion. Il est grand de son refus des contraintes, de son refus de flagorner le pouvoir en particulier.
Dans Falardeau, c'est l'homme qui est grand.

L'honnête homme.
Pas honnête-scrupuleux-vertueux. Pas honnête et con comme un œuf qui n'a jamais volé un bœuf, pas honnête non plus comme peut l'être une politologue prof d'histoire (1), je ne veux pas dire honnête intellectuellement, de cette honnêteté purement cérébrale que n'irrigue jamais le sang du cœur.

Je dis un honnête homme. J'allais ajouter qu'ils sont rares, mais pas tant que cela. J'en connais d'autres, vous aussi vous en connaissez, des silencieux qui traversent la vie doucement "et aussi intimement que la couleur du ciel" (2)

Un honnête homme (...) à qui personne n'a jamais passé les menottes, 62 ans de liberté, de révolte.
Un honnête homme avec des fureurs imprécatoires. Jamais à la mode. Jamais dans le consensus. Toujours dans cette quête du pays qui en énervait tant. Avec cette extraordinaire capacité -qui n'est pas politique mais poétique- de transmuter sa libre parole en émotion pure.

Un honnête homme. Un poète. je vous le redis, la poésie est une clameur.*********

__ (1) Nommément Esther Delisle, politologue et prof d'histoire qui jubilait cette semaine dans nos pages, ce qui n'excuse pas Falardeau d'avoir dérapé à la mort de Claude Ryan, mais ceci explique peut-être cela.
__ (2) Walter Benjamin, écrivain juif allemand, que j'ai relu cet été dans Une enfance berlinoise.

* * *

Voici, maintenant, mes choix pour voir et entendre Pierre Falardeau, pour (mieux) connaître l'homme, le cinéaste et l'écrivain.

Une audio: le chroniqueur et le cinéaste
Pierre Foglia et Pierre Falardeau (non, ce ne sont pas des chums) s'interrogent sur la place des intellectuels au Québec, et abordent d'autres sujets. Chacun a son point de vue. Cette discussion «qui déménage», selon Francis Legault se déroule sur un ton agréable. Pour écouter cette émission produite par la SRC, cliquez ici

Deux vidéos: un critique littéraire français et
un écrivain québécois
Lors de l'émission «Apostrophe», Bernard Pivot «avait remarqué et distingué Pierre Falardeau, personnage du cru, un peu hirsute, ardent, et sa faconde, sa passion, son évidente authenticité. (...) Le Québécois n'ont généralement pas le flegme des Anglais. Pivot était bien servi», écrit Pierre Vadeboncœur

Le livre de Pierre Falrdeau, «La liberté n'est pas une marque de yogourt», «au style brûlant et sans retenue des polémistes du XIXe siècle (...) est vite remarqué par le critique Bernard Pivot qui, le premier, sur le plateau de son émission littéraire, salue le cinéaste comme un véritable écrivain». Note: l'homme «invisible» que Bernard Pivot apostrophe est François Macerola de Téléfilm Canada.

Pierre Falardeau à l'émission de Bernard Pivot 1/2


Pierre Falardeau à l'émission de Bernard Pivot 2/2



Deux entrevues
à la télévision de la SRC
À l'émission «En toute liberté» (SRC), Pierre Falardeau raconte à Isabelle Albert son parcours, et aborde ses difficultés de financement. Cliquez ici, pour voir cette entrevue.

«Pierre Maisonneuve à l'écoute» (SRC). L'entrevue avec Pierre Falardeau, ponctuée d'extraits de films réalisés par Pierre Falardeau, se termine par une tribune téléphonique. Cliquez ici, pour voir cette entrevue.

___
* Entrevue pour Radio-Canada.ca et Presse canadienne.
** Cahier spécial, Le Devoir des samedi et dimanche 3 et 4 octobre 2009,
*** Journal La Presse (et Cyberpresse), samedi le 3 octobre 2009.

Deux caricatures parlantes




samedi 3 octobre 2009

Les idées des autres - Simon Leys / Une invitation

«Les idées des autres», de Simon Leys (Plon, 2005), sous-titré: «Idiosyncratiquement compilées pour l'amusement des lecteurs oisifs». Vous et moi, donc... Ce florilège de Simon Leys est un petit bijou. Les citations, triées sur le volet, sont présentées dans la langue dans laquelle il les a rencontrées et «qui n'est pas nécessairement leur langue originale». Par exemple, une citation de Balzac est en anglais, car, dit-il, il n'a pas réussi à en retrouver la version originale. En anglais ou en chinois (Simon Leys est un sinologue), les citations sont traduites en français. Un florilège tire «son unité interne (de) la personnalité et des goûts du compilateur lui-même, dont il présente une sorte de miroir.»
C'est justement ce qui fait le charme, la finesse, et le plaisir de lire «Les idées des autres», de Simon Leys.


  1. Attention - Comme l'on serait savant si l'on connaissait bien seulement cinq à six livres. Flaubert
  2. Best-seller - Tout le monde ne tend à lire que ce que tout le monde aurait pu écrire. Paul Valéry
  3. Biographie - L'essentiel de la biographie d'un écrivain consiste dans la liste des livres qu'il a lus. Valéry Larbaud
  4. Critique littéraire et artistique - Never trust the artist. Trust the tale. The proper function of a critic is to save the tale from the artist who created it. D. H. Lawrence. Méfiez-vous de l'auteur. Faites confiance à son œuvre. La vraie tâche d'un critique est de sauver l'œuvre des mains de l'auteur.
  5. Critique littéraire et artistique - On est stupéfait de la quantité de critiques que peut contenir un imbécile. Victor Hugo
  6. Écrivain - Je vis comme un agneau pour pouvoir écrire comme un lion. Flaubert
  7. Écrivain - N'invitez pas plusieurs hommes de lettres à la fois: un bossu préférera toujours la compagnie d'un aveugle à celle d'un autres bossu. Paul Claudel
  8. Écrivain - I hate a writer who's all writer. Byron. Je hais un écrivain qui est tout entier écrivain.
  9. Emprunt, imitation - Immature poets imitate, mature poets steal. T.S. Eliot. Les poètes immatures imitent, les poètes accomplis volent.
  10. Lecture - We read in order to kown that we are not alone. C. S. Lewis. Nous lisons pour savoir que nous ne sommes pas seuls.
  11. Lecture - J'ai pris la résolution de ne lire que de bons livres; celui qui lit les mauvais est semblable à un homme qui passe sa vie en mauvaise compagnie. Montesquieu.
  12. Livres - Books are for one thing only: inspiration. Emerson. Les livres n'ont qu'un seul objet: inspirer
Une petite note
Vous avez, sûrement, gardé en mémoire «Les Naufragés du Batavia» (suivi de Prosper). Arléa, 2003. Un de ces quatre, je vous en parlerai. «À peine sauvés de la noyade, les trois cent rescapés tombèrent sous la coupe d'un des leurs, un psychopathe visionnaire (...)». Seulement à y penser, j'ai un frisson d'horreur qui me refroidit l'échine.

Une invitation
Je vous invite à lire, sur sur mon blogue Livranaute, la suite de «Qui êtes-vous... Survenant?» J'écris, en introduction que Survenant, ce personnage du roman «Le Survenant», de Germaine Guèvremont, est un précurseur de Jack Kerouac. Ce qui n'est pas rien! ... Une telle affirmation vous intrigue? Pourtant Survenant est un homme moderne...
La lecture de mon billet devrait vous convaincre. Pour le lire, cliquez ici.

À demain! Bonne journée!

vendredi 2 octobre 2009

Les muses - Yehudi Menuhin / Scènes de Robots

Les Muses - Yehudi Menuhin / Scènes de robots. Aujourd'hui, 2 courts sujets. Le lien entre les 2: le violon, vous verrez... Le 1er octobre était la Journée Internationale de la musique. Yehudi Menuhin, président du Conseil international de l'UNESCO, a créé cette journée pour, notamment «renforcer les liens de paix et d'amitié qui unissent les peuples grâce à la musique». Choyé par les Muses, il est l'un des plus grands violonistes au monde. «Heureux celui qui est aimé des Muses».

Les Muses
«Les Muses étaient neuf, filles de Zeus et de Mnémosyne, la Mémoire. Au début, pas plus que les Grâces, on les distinguait les unes des autres. "Elles n'ont toutes qu'une seule pensée.", disait Homère, leurs cœurs n'aspirent qu'au chant et leur esprit est dégagé de tout souci. Heureux celui qui est aimé des Muses».

Plus tard, elles eurent, chacune, leur attribution. On pourrait y voir un signe précurseur de la division des tâches...un signe venu de Haut, de l'Olympe, le Pays de l'Immortalité. Le cortège, précédé par Apollon -il reçoit, pour cette occasion, le surnom de «Musagète»- qui est formé des neuf Muses, elles président aux différentes formes de la poésie. Ce sont, de gauche à droite (voir la photo du Sarcophage -Musée du Louvre):

À Clio, revient l'Épopée (l'Histoire).
À Euterpe, la Poésie Lyrique (la Musique).
À Thalie, on attribue la Comédie (la Poésie pastorale).
À Melpomène, la Tragédie.
Terpsichore inspire la Danse;
Éroto, la Poésie érotique (Art Lyrique);
Polhymnie, l'Hymne (Rhétorique).
À Uranie, on accorde l'Astronomie
À Calliope, la Poésie épique (l'Éloquence).

«Pindare nous dit que la lyre était leur propriété aussi bien que celle d'Apollon: "La lyre dorée que le pas de la danseuse écoute, Apollon la possède tout autant que les Muses couronnées de violettes" L'homme qu'elles inspiraient était vénéré bien plus que n'importe quel prêtre.»

À Yehudi Menuhin, Euterpe accorda, à son tour, le don de la Musique. Humaniste, le grand Violoniste visait à rapprocher les musiciens du monde. Il va donc à la rencontre de plusieurs d'entre eux. Il joue du jazz avec Stephane Grappelli, de la musique indienne avec Ravi Shankar.
Et, du floklore québécois avec Jean Carrignan... «Tit-Jean» Carrigan portant sa ceinture fléchée alors que André Gagnon battait la mesure. Le saviez-vous...?

Scène d'un robot «gratteur» de violon
Le lien entre les 2 sujets? Le violon, assurément. La différence? La même que celle entre un génie et un crétin!
Le génie, c'est Yehudi Menuhin, inspiré par la Muse Euterpe.
Le crétin, est le robot «dit» violoniste créé par Toyoto. En fait, un humanoïde qui gratte un violon de sa main gauche, la main droite figée sur le manche de l'instrument. «Les Japonais font du spectacle»... car cet androïde me semble plutôt un animatronic...
Crétin: vous trouvez que le mot est fort? Sans émotion pas de musique. Un piano mécanique n'est pas un pianiste. Un rouleau de musique sur tambour n'est pas un piano mécanique. Un animatronic qui gratte du violon n'est pas un violoniste.
Gardons en mémoire les paroles de Raja Chatila, directeur de la recherche au CNRS: «L'idée d'un robot exprimant des émotions est une imposture».
À classer au rayon des objets insolites.

Scènes de robots domestiques.
Grâce aux Fonds TV5 pour la création numérique, Joël Melançon et Simon Boudreault ont créé une vidéo hilarante (et intelligente), intitulée «High Tech». Les trois comédiens parlent toutes les langues à la fois. 2 minutes de pur plaisir. À voir et à rire. Cliquez ici.

Yehudi Menuhin jouant du floklore québécois avec Jean Carrignan


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Sources: «La Mythologie, ses dieux, ses héros, ses légendes», Edith Hamilton, Marabout Université, 1962. J'ai payé ce livre de 416 pages, $1,00 + la taxe fédérale. C'est-y pas beau ça! et Wikipédia, au mot «Muses», une encyclopédie collaborative... et gratuite. Séraphin Poudrier serait doublement content de moi.
Autre source: La revue «Science & Vie», hors série, no 247, «Le siècle des robots».

jeudi 1 octobre 2009

Les robots - Science et Vie

Les robots - Science et Vie. La revue « Science & Vie» consacre un numéro spécial (hors série, no 247) aux robots: «Le siècle des robots». Ce hors série fait le tour complet des robots... en trois grands titres: Robots d'aujourd'hui; Robots de demain; Des Robots et des hommes. «Les robots» nous concernent tous et toutes: on ne saurait les ignorer car ils sont partout, à la maison, au bureau, à l'usine, à l'hôpital...» Les Japonais les a-do-rent, les Coréens du Sud les aiment. Ces deux pays comptent en faire une industrie lucrative, non seulement sur le marché intérieur, mais aussi sur le marché mondial. Pour l'instant, c'est «un marché émergent qui doit trouver son public».

En ce qui a trait aux robots domestiques, on note deux grands succès: «Roomba», l'aspirateur autonome de la société américaine Irobot; et «Aibo», un chien de compagnie, créé par Sony. Cependant, la «Play-Station (PS2, PS3) rapporte davantage. On est donc loin de l'engouement....

Les robots de demain. On cherche à les rendre «intelligents», en leur affûtant le corps plutôt que le cerveau. Petits cerveaux, gros muscles! On inverse ainsi le rapport habituel, car on s'est aperçu que les «petits cerveaux», moins embarrassés par leurs algorithmes, étaient plus débrouillards. C'est la revanche des petits gros...
«Le siège de l'intelligence du robot aurait-il quitté leur tête pour se loger dans leur corps?» Pour définir l'intelligence artificielle, fions-nous à Woody Allen... qui disait: «L'intelligence artificielle se définit comme le contraire de la bêtise naturelle». Attention, tout comme nous, le robot «dit intelligent» n'est pas exempt de «bugs.».., comme l'ordinateur. Ce «petit animal nuisible» que l'on traque... à l'aveuglette, bien souvent. Déboguer un bogue... on s'y connaît, et on s'y reconnaît, n'est-ce pas?

Les androïdes. Des industriels et des scientifiques nous annoncent, d'ici à une dizaine d'années, des robots capables de partager nos vies... Un androïde plus vrai que vrai... «Néanmoins, ce n'est pas demain la veille (...)»
«La société Kokoro développe, par exemple, des robots hôtesses d'accueil dignes du musée Grévin et qui en plus peuvent répondre à quelques questions simples des visiteurs. Mais pour Damien Parent (Aldebaran Robotics) «... "les japonais ne font que du spectacle" (...)» Ces androïdes "relèvent plus, dit-il, de l'animatronic, une technique pour créer des effets spéciaux, que de la robotique véritable"». De toute façon, ils sont trop chers, trop gourmands en énergie, trop fragiles et surtout pas assez autonomes pour mériter l'appellation de robots» Et v'lan dans la vitrine!

«Science & Vie» pose la question suivante: «Aurons-nous un jour des robots, intelligents et sensibles, pour compagnons? »
«Nous en sommes encore loin, estime Raja Chatila, directeur de recherche au CNRS*, qui a accordé un entretien -fort intéressant- à SVHS. Il répond nettement: «L'idée d'un robot exprimant des émotions est une imposture». J'espère ne pas gâcher votre journée! Son anecdote au sujet d'un soldat américain et de «son» robot n'est pas piquée des vers. Oups!

Je vous l'assure, il vaut vraiment la peine de lire ce numéro hors série de Science & Vie, sur «Le siècle des robots». Sa lecture m'a captivée, pourtant, moi et les robots... c'est couci-couça. C'est vous dire la qualité du contenu, mais aussi du... contenant.
De belles illustrations aident à comprendre les notions, de nombreuses photos accompagnent les propos. Évidemment (ou Hélas!), je ne suis pas devenue ferrée en la matière, mais je peux -à présent- en parler... disons, intelligemment. C'est déjà pas mal... c'est mieux que de dire des bêtises.

Vous comprenez que je ne vous ai donné qu'un aperçu des sujets traités. Par exemple, on parle de scénarios, de films, de littérature, de science-fiction, d'Azimov..., et de bien d'autres sujets. Et, c'est tellement bien écrit... Un plaisir de lecture!

Oups! J'ai eu un petit bogue... Le tour d'horizon des robots «de A comme Azimov à Z comme zigomatiques**, en passant par H comme humanoïde» est une entrée en matière comme on n'en voit rarement. Une lettre, un mot, une illustration, un paragraphe court, un texte clair et une présentation esthétique. Dès les premières pages, on est conquis... on veut en savoir plus... comme Jeannette.

A comme... Asimov; B... comme Bras...; C... comme Conscience; D... comme Drone; E... comme Économie; F... comme Flairer; G... comme Google; H... comme Humanoïde, etc.
Et là, vous tomberez en pâmoison devant la Belle. Mais, ne faites pas de bêtise (naturelle), continuez votre lecture. I... comme Intelligence; J... comme jouet, etc. Tiens, pourquoi pas vous achetez un robot en kit? L'article «Ou comment chacun d'entre nous peut devenir un roboticien en herbe.» vous donnera le mode d'emploi. La bonne idée, que voilà!

Là-dessus, je vous laisse. Bye, à demain! K... comme Kamikaze; L... comme Libre; M... comme Mobilité; N... (ma foi, j'ai un bogue! Foi d'animal intelligent, comme dirait La Fontaine)

Bye! À demain!
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* CNRS signifie «Centre Nationale de la Recherche Scientifique», France)
** J'ai un faible pour les «zygomatiques»: j'ai fait quelques billets favorisant l'exercice des «zygo». C'est vous dire!
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