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samedi 31 octobre 2009

Les masques - Dracula - Dacre Stoker

Les masques - «Dracula», de Dacre Stoker. Sauve qui peut! Dacre Stoker, l'arrière-petit-neveu de Bram Stoker vient de publier «Dracula L'Immortel», la suite du chef d'œuvre de Bram Stoker, d'après ses notes originales. Il a écrit ce livre avec Ian Holt, un historien spécialiste du vampire de Transylvanie (!). Aux personnages connus d'autres ont été ajoutés, un inspecteur de police, une comtesse lesbienne vampire (!)... et vogue la galère.

De quoi retourne l'histoire? Des meurtres à Londres et à Paris, une chasse aux vampires; quelqu'un qui traque les héros qui ont vaincu Dracula -dans l'original de Bram Soker; des références à Bram Stoker.... Il revient à Quincey, le fils de Jonatham et Mina Harker, d'enrayer le Mal -avec l'aide de ses amis. L'action se déroule en 1912. Voilà pour le Dracula II.

Pour le lancement: à Paris, chez Virgin Megastore des Champs Élysées, une conférence et une séance de signatures; à Montréal et à Toronto, des lectures dramatiques comme le fit Bram Stoker pour la sortie de Dracula -l'original. Il sera traduit en x langues, vendu dans x pays, mais vous... le lirez-vous? Oups! J'allais oublier de dire que le livre Dracula de Bram Stoker sortait, pour l'occasion, en livre de poche. Rien de trop beau pour le Vampire!

Les masques, les masques...
À l'occasion de l'Halloween, cette joyeuse fête d'automne: une courte réflexion sur nous... les «Porteurs de masques» dans la vie de tous les jours et... même dans la vie de nuit.
Dans un article*, intitulé «Porteurs de masque», Pierre Desjardins, professeur de philosophie, souligne que l'«on passe une partie de sa vie à se construire une image», un personnage. Ce masque, on le construit pour se protéger soi-même, pour se protéger des autres. Il arrive un temps où «cette drôle de manie: celle de nous dédoubler constamment au point d'avoir ensuite de la difficulté à nous reconnaître». Mais s'agit-il bien d'une manie? Reste à voir...

Un masque a deux côtés: l'un est destiné à être vu, et l'autre à voir. Dans le port d'un masque, il y a du bon et du mauvais, de l'exagération et de la juste mesure.
L'important, c'est de ne pas se perdre de vue. De savoir qui est sous le masque... «Connais-toi toi-même», disait Socrate.

Pour sa part, Caroline Legault, sur le site Alfabem, pose la question: «Qui peut se vanter d'être complétement authentique avec tous?» Elle termine son article ainsi: «Bref, les masques que l'on utilise peuvent nous permettre à l'occasion à nous adapter à certaines situations. (...) Cependant, mal utilisés, ils peuvent être néfastes pour nous et pour nos relations et ils peuvent cacher une souffrance significative.» Un article intéressant. Pour le lire, cliquez ici.

Les enfants, et des adultes aussi, adorent se déguiser à l'Halloween.

Petits et grands sont conviés à la fête, dans un parc près de chez vous!

Des citrouilles, des chauves-souris, des sorcières, des vampires, et des ... bonbons!

Joyeuse Halloween! Et bonne citrouille!




[] Article paru dans la section Forum, de La Presse, 26 octobre 2009. Un grand merci à Jacqueline, une lectrice, qui a porté cet article à mon attention. Merci!
[] «Porteur de masque» est aussi le titre d'un livre appartenant à la série «Amos Daragon», de Bryan Perro. «Guide du Porteur de masques» est publié en hors-série des aventures du célèbre Amos Dragon.

vendredi 30 octobre 2009

Livre pour Halloween - Dix petits nègres -Agatha Christie

Livre pour Halloween -Dix petits nègres -Agatha Christie. Dans le roman «Dix petits Nègres», la Reine du crime, «la seule personne pour qui le crime a payé» -selon le mot de Churchill, rapporté par Bernard Pivot-, Agatha Christie a saisi, et rendu avec justesse, la déviation psychologique d'un juge à la retraite qui décide de commettre des crimes. Les mêmes qualités qui lui ont servi dans sa vie professionnelle serviront à Lawrence Wargrave à commettre des assassinats planifiés et exécutés avec minutie et de sang-froid. Il n'est devenu fou, ni ceci, ni cela. C'est un esprit tordu! Une crapule devenue... ou demeurée crapule...

Peut-être trouverez-vous le rapprochement est un peu fort. Mais, le renversement d'un mécanisme sain en un mécanisme malsain me fait penser au roman de Jonathan Littell «Les Bienveillantes» où les principes d'une saine gestion d'entreprise sont déviés de leur fin en servant à l'extermination «efficace» d'êtres humains. Ça fait mal à la tête. Ça fait mal au cœur.
Donc, de justicier-selon-la-loi, le Juge Wargrave deviendra un justicier hors-la-loi et assassin, s'appuyant sur ses connaissances et son expérience de juge respectable et respecté. C'est effroyable! Disons-le... effroyablement «efficace».

«Dix petits Nègres», de Agatha Christie
Dans le roman, le juge commet dix crimes en série -c'est un serial killer avant la lettre. Il choisit ses victimes et les attire en usant de subterfuges dans un lieu isolé nommé «l'île du Nègre» M. le Juge a tout préparé avec le soin et la minutie qu'on lui connaît, avec l'aide Agatha C. Une mise en scène diabolique:
  • Debout devant la cheminée (de sa chambre à coucher), Véra lut les naïves strophes apprises dans son jeune âge. Dix petits Nègres s'en allèrent dîner. L'un d'eux s'étouffa et il n'en restait plus que Neuf.... que 8... que 7 ...que 6... que 5... que 4... que 3... que 2 ... que 1 ... aucun. Véra ne put réprimer un sourire. Bien sûr! N'était-on pas ici à l'île des Nègres?
  • Au centre de la table ronde, sur un plateau de verre, étaient placées dix petites figurines en porcelaine. «Des Nègres, dit Tony. L'île des Nègres. Voilà d'où vient l'idée, je suppose.. » Véra se pencha en avant. «En effet, c'est amusant. (...).»
Les «invités, après ce copieux et fin repas, étaient heureux de la vie et d'eux-mêmes.» Cruel! C'est dans cet état de bien-être, bien orchestré, qu'«une voix... inattendue... surnaturelle... et incisive...» fit entendre les actes d'accusation. Ils réalisent alors qu'ils sont pris dans une souricière. Dans ce huis clos étouffant, ils en viendront à se soupçonner les uns les autres, et même à tuer. La peur pour sa propre vie est doublée par la peur des autres. Qui a commis ce meurtre! Et ce meurtre?... jusqu'au décompte final. Diabolique!
Parmi les invités -qui ne savent pas qu'ils sont «ses» invités- il se réserve le beau rôle, l'homme au-dessus de tout soupçon. Aussi sa disparition soudaine -que le Diable a planifié- plongera ceux et celles qui restent dans le plus grand désarroi, tant est que cela soit possible.

Lire «Dix petits Nègres»
Si on plonge tête première dans ce roman, on finit par ressentir l'atmosphère étouffante, oppressante qui s'en dégage. Il n'est pas facile -à ce que je crois- de découvrir le coupable ou les coupables de chaque meurtre. On en soupçonne un ou une,, on le pointe du doigt, puis on se ravise... c'est l'autre. Et, on demande comment ça va finir. La chute finale surprend: c'était lui? Lui... ? qui ça, lui...? Je ne vais pas vous le dire, tout de même!

Dans son livre «La Bibliothèque idéale», Bernard Pivot classe «Le Meurtre de Roger Ackroyd» de Agatha Christie parmi les 10 premiers romans sur 49 romans policiers à lire -le 50e étant, peut-être déjà, dans notre bibliothèque, écrit Pivot. Je ne partage pas son avis. Pour moi, le meilleur roman est «Dix petits Nègres», pour des raisons qui portent sur le fond et sur la forme. Parmi celles-ci, je signale la psychose collective dont le mécanisme est réglé comme une horloge. Psychose qui amène tout le monde à soupçonner tout le monde [comme on en retrouve de la réalité]. C'est un aspect très fort du roman qui, à lui seul, devrait vous inciter à le lire.

Roman populaire? Roman policier? Quoi...? Hein...? On s'en fiche. On lit un bon roman, et il n'y a pas de honte à y avoir? Il vaut mille fois mieux qu'une bluette écrite par «vrai» écrivain...
«Dix petits Nègres»: un roman à lire. Le livre est accessible gratuitement sur Internet en cliquant ici.
Un roman à écouter. Hélas, je n'ai pas trouvé d'extraits audio qui fonctionnent... alors, je passe.
Un extrait vidéo à voir. C'est une confession écrite. Attention! Cet extrait vidéo pourrait vous priver du plaisir de découvrir la machination machiavélique du roman.

Avant de vous quitter sur ces images, je vous invite à me lire demain. Je vous entretiendrai de masques... non pas pour l'Halloween, quoique... mais... Suspense... À demain!


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Psitt! Saviez-vous que le cinéaste québécois Robert Morin a tourné, en 1989, un film «La Réception», une libre adaptation de Dix petits Nègres de Agatha Christie? Ah ben dis donc, ça alors!

jeudi 29 octobre 2009

Pour Halloween / La Maison Usher - Edgar Allan Poe

Pour Halloween / La Maison Usher - Edgar Allan Poe. Voici 2 autres suggestions pour Halloween 20009. La nouvelle «La Chute de la Maison Usher» de Allan Edgar Poe, dans la traduction de Baudelaire. Saviez-vous que la famille Usher a existé? Les «deux protagonistes, Roderick et Madeline, seraient des portraits de James et Agnes Usher, nés, l'un à Boston (1807), comme Allan Edgar Poe (1809); l'autre à Québec (1809), tous deux alliés à la famille de la famille maternelle de Poe». [Note, dans La Pléiade]. Eh oui! Madeline, alias Agnes, serait une Québécoise!

Comme complément à cette courte nouvelle, 20 pages, et pour accentuer le malaise que crée cette horrible histoire -croyez-moi, je ne cherche pas à vous effrayer- qui se termine dans une apothéose à vous rendre insomniaque, il n'y a rien de mieux que d'écouter un CD audio. J'y reviendrai. Le livre, d'abord.

Lire «La chute de la Maison Usher»

Il n'y a pas de maisons hantées, de maisons habitées par des esprits malicieux, habitées par les esprits d'outre tombe, il n'y en a aucune autre, je vous l'assure, qui vous causera autant de frayeur ou de malaise. Vous garderez de la lecture de «La chute de la Maison Usher» un souvenir impérissable, et une impression durable. Edgar Allan Poe est maître en la matière. Il sait mettre au nu les peurs primitives qui se tapissent au plus profond de notre inconscient.

«Écrivain absolu, maître de l'horreur, démoralisateur professionnel,
astrophysicien annonçant l'apocalypse,
Edgar Alla Poe est plus que jamais notre contemporain»
Philippe Sollers

Bienvenue dans «La Maison Usher»!


Je lis le début:
Pendant toute la journée d'automne, journée fuligineuse, sombre et muette, où les nuages pesaient lourd et bas dans le ciel, j'avais traversé seul et à cheval une étendue de pays singulièrement lugubre et, enfin, comme les ombres du soir approchaient, je me trouvai en vue de la mélancolique Maison Usher. Je ne sais comment cela se fit, mais, au premier coup d'oeil que je jetai sur le bâtiment, un sentiment d'insupportable tristesse pénétra mon âme. (...) Je regardai le tableau placé devant moi et, rien qu'à voir la la maison et la perspective caractéristique de ce domaine, les murs qui avaient froid, les fenêtres semblables à des yeux distraits, quelques bouquets de jonc virougeux, quelques troncs d'arbres blancs et dépéris, j'éprouvais cet entier affaissement d'âme (...) C'était une glace au coeur, un abattement, un malaise, une irrémédiable tristesse de pensée qu'aucun aiguillon de l'imagination ne pouvait raviver ni pousser au grand. Qu'était-ce donc -je m'arrêtai pour y penser- qu'était-ce donc ce que je ne sais quoi qui m'évervait ainsi en contemplant la Maison Usher?

«un je ne sais quoi qui m'énervait...»... Nous avons tous ressenti, à un moment donné, une pareille impression, un malaise flou qui fait hésiter... et souvent regretter de ne pas s'y être fier... «Ah! j'aurais donc dû suivre ma première impression!» Trop tard!
Mais que diantre, allait-il faire dans cette galère? Que diantre allait-il faire dans cette Maison Usher?

Sur Internet, on raconte que Philip Winthrop se rend à la Maison Usher rejoindre sa fiancée Madeline dont le frère, Roderick, s'oppose à leur mariage, sans distinguer la nouvelle de Poe et le synopsis de films. C'est du cinéma!
Nuance! L' histoire d'amour a été introduite, par exemple, dans le film de Vincent Prince, qui est une adaptation de «La chute de la Maison Usher». Mais, elle n'est pas dans le texte de Edgar Allan Poe, loin, loin de là... À preuve:

C'était néanmoins dans cet habitacle de mélancolie que je me proposais de séjourner pendant quelques semaines. Son propriétaire, Roderick Usher, avait été l'un de mes bons camarades d'enfance; mais plusieurs années s'étaient écoulées depuis notre dernière entrevue. Une lettre cependant m'était parvenue récemment dans une partie lointaine du pays, une lettre de lui, dont la tournure follement pressante n'admettait pas d'autre réponse que ma présence même.

L'apparition de lady Madeline:
Pendant qu'il parlait, lady Madeline -c'est ainsi qu'elle se nommait- passa dans une partie reculée de la chambre, et disparut sans avoir pris garde à ma présence. Je la regardai avec un immense étonnement, où se mêlait quelque terreur; mais il sembla impossible de me rendre compte de mes sentiments. Une sensation de stupeur m'oppressait, pendant que mes yeux suivaient ses pas qui s'éloignaient.

Au cours d'une nuit d'orage:
Une insupportable terreur pénétra tout mon être; et à la longue une angoisse sans motif, un vrai cauchemar, vint s'asseoir sur mon cœur.

Ce passage annonce la scène d'horreur qui vous fera frémir... et qui rejoint à sa manière «Dracula» de Bram Stoker et le film éponyme de Francis Ford Coppola [comme je vous le signalais, dans mon billet précédent].

Écouter «La chute de la Maison Usher»
Les éditions «Autrement dit», entre autres, propose de télécharger un bon choix d'audios. On en trouve aussi sur Numilog et autres sites sur Internet.
L'extrait audio de «La Chute de la Maison Usher» vient de Numilog, lu par Alain Carré, de sa voix chaude et (trop?) rassurante: à écouter en cliquant ici.

Pour ma part, j'ai écouté une audio «épeurante». L'environnement sonore -voix, bruitage, musique- ajoute de l'horreur à l'horreur du texte de la »Maison Usher». Le texte est livré dans la langue.. de Poe. Évidemment, une première lecture en français aide à la compréhension. «The Fall of the House of Usher, The Pit and the Pendulum and other Tales», lu par William Roberts, Naxos Audio Books.

Le texte de Poe dans la langue... de Baudelaire est de toute beauté, c'est un texte de poète... qui rend justice à Edgar Allan Poe.

Bonne journée! Merci de me lire!
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[] La citation est tirée de l'article «Coup de Poe», par Philippe Sollers, sur BibliObs.
[] Les extraits de «La Chute de la Maison Usher»: La Pléiade. La nouvelle p. 337 à p.357; La note: Notes et variantes, p.1088. Je vous signale que vous pouvez lire la nouvelle sur Wikisource.

mercredi 28 octobre 2009

Halloween- Dracula- Stoker - Coppola

Halloween - Dracula - Stoker -Coppola. Quel quatuor! «Chaque mot, c'est une histoire qui surgit, comme un enfant masqué, dans ton dos, un soir d'halloween», écrit Jacques Ferron. Dans ce billet, je lèverai, ou soulèverai, le masque du mot Halloween, avant de vous suggérer un livre, «Dracula», de Bram Stoker, et un film de Francis Ford Coppola, «Dracula», qui fut d'abord un livre. Mais, allons d"abord fêter joyeusement! Du moins, allons voir comment on fêtera l'halloween 2009, car chaque année est une nouvelle édition.

À Laval (Québec). «Trente acteurs s'emploient à terroriser les visiteurs sous les chapiteaux d'Hollywood Halloween». À Ypres (Belgique). «Le parc d'attractions... met les citrouilles et les sorcières au placard. Pour célébrer Halloween [sans l'] sur un mode nouveau, les attractions de Bellewaerde ont été redécorées sur le thème du "Roi des rats".
Les déguisements, les monstres, les fantômes, les sorcières, les citrouilles... seront aussi de la fête comme chaque année. On les aime depuis longtemps, on continuera à les aimer encore longtemps [c'est «l'amour éternel»... celui qui nous conduira -tremblants de peur- à Dracula]. À preuve, au Jardin botanique de Montréal (Québec), c'est «Le grand Bal des citrouilles». La sorcière Esmeralda, en personne, sera présente au Bal!

Que se cache-t-il sous le masque du mot «Halloween»?
Il se rattache, en gros, à 3 expressions : «All Hallow Even» ; «All Hallow' Day» ; «La veille de la Toussait». Le sens religieux, le rappel des saints et des morts est aujourd'hui occulté, et le mot Halloween (une contraction) a revêtu le sens de fête d'automne dont la citrouille est un des symboles. Une fête... profane... qui ne gêne personne. Il est intéressant de noter qu'en Amérique du Nord, on dit l'Halloween, et en France et en Belgique, Halloween. Particularités (ou particularismes...) obligent.
L'Halloween, c'est aussi une fête... commerciale. Elle est entrée en France par le commerce via un fabricant de déguisements et des sociétés américaines établies en France (Disneyland Paris et autres). Cela dit, ne laissons personne, ni rien, gâcher notre plaisir. Plaisir... d'éprouver de la peur, de la frayeur, de... d... Une bonne grosse frousse, quoi!

La littérature ne manque pas d'œuvres «effrayantes». Parmi celles-ci, j'ai fait des choix, et je vous les propose très simplement:
  • mercredi, Dracula, le livre de Bram Stoker et le film éponyme de Francis Ford Coppola;
  • jeudi, La Chute de la Maison Usher de Allan Edgar Poe et le CD éponyme. Vous verrez, il y a un lien de parenté...;
  • vendredi, Dix petits nègres de Agatha Chritie;
  • samedi, une grande nouvelle, accrochez-vous à vos oreilles, Dracula n'est pas mort...

Dracula, le livre de Bram Stoker

Dracula est le vampire le plus célèbre, la créature des Ténèbres qui, sorti du roman original de Bram Stoker, a engendré d'innombrables avatars au cinéma, au théâtre, en littérature, etc.
Dracula est devenu un mythe qui hante l'imaginaire. C'est un mort-vivant tiraillé entre Eros et Thanatos, c'est une âme errante puni par Dieu pour l'avoir défié. Le personnage aurait une source historique. Le prince Vlad l'Empaleur, fils de Vlad II le Dragon ou Vlad Dracul, de Transylvanie, aurait servi d'inspiration à Bram Stoker pour créer le personnage de Dracula. Une légende...
Pourquoi opter pour une pâle copie lorsqu'on peut avoir l'original? Poser la question c'est y répondre. C'est un bon choix, car c'est bien écrit, et bien décrit...Ce n'est pas de «la Grande Littérature», c'est un bon livre qui a eu un immense impact sur l'imaginaire collectif. Tout de même, ce n'est pas à dédaigner...
Ce qui ajoute à son charme indiscret, il ne vous en coûtera que 0,99$ US en eBook sur Google Books, Éditions Hayes Barton Press, en format VitalBook... Dracula en Vital... Le prix n'a pas été fixé par Beidegger: il a la tête ailleurs... en ce moment.

Pour réaliser son film «Dracula», Francis Ford Coppola s'est basé sur le roman original de Bram Stoker, qu'il a tenu à cerner de près, d'où le titre en anglais «Bram Stoker's Dracula». Un film à l'esthétique léchée, dont les images, le rythme, le bruitage, la musique se déroulent dans une grand unité. Le dialogue est loin du bavardage, on est au cinéma... ce sont les images et l'ambiance qui «parlent».
J'aime trois scènes, en particulier. Le début du film qui introduit le mystère et l'inquiétude; et montre la naïveté du jeune Jonathan -qui s'est fait avoir par son patron [ça n'arrive que dans les films...]. La scène d'amour entre Mina et Dracula, «l'éternel amour»: je la classe comme l'une des plus belles scènes d'amour au cinéma [le coeur a ses raisons...]. Et la scène où Dracula meurt, il atteindra le «repos éternel» auquel il aspire et ira rejoindre sa femme Elizabeth, alors que Mina reste près de lui, brisée par la douleur de perdre son Amour. Je vous invite à visionner les deux premières scènes. Et, je vous laisse découvrir la troisième.
Faites de beaux rêves! Du moins, ne faites pas de cauchemar... À demain!

Scènes tirées du film «Dracula» de Francis Ford Coppola






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[] La citation de Jacques Ferron est turée du Petit Robert
[] La fête de l'Halloween à Laval: article de Stéphani Morin et photo de Bernard Brault, La Presse. Lu sur Cyberpresse, ici
[] La fête d'Halloween à Ypres: article sur «La Voix du Nord», Secteur de Montreuil, ici
[] Le Roi des rats, de Bellewaerde est ici. Allez voir ce Roi Rat... étrange, et écoutez les bruits environnants. De quoi faire peur... aux adultes! Aux adultes qui se souviennent des peurs de leur enfance...
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