}
Affichage des articles dont le libellé est Edgar Allan Poe. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Edgar Allan Poe. Afficher tous les articles

lundi 21 décembre 2009

Le Noël d'Hercule Poirot - Agatha Christie - Le Magazine Littéraire- Tv5 / La beauté du monde

Le Noël d'Hercule Poirot, de Agatha Christie. Qui a dit que Noël en famille, c'est ennuyant, ennuyeux, embêtant? Hum... Pas si Hercule s'en mêle pour éclaircir des «Petits meurtres en famille»! Tv5 présentera sous ce titre une mini-série en 4 parties d'après le roman Le Noël d'Hercule Poirot. «A Christie for Christmas», juste avant Noël... De quoi égayer un Noël en famille! Coïncidence heureuse, «Le Magazine Littéraire» (n0 17) consacre un hors-série au polar.(1) Dame Christie et son Hercule y figurent parmi les classiques. Et pour cause, les Hercule Poirot et les Miss Marple de la Reine du crime sont toujours, et encore, populaires qu'il s'agisse de livres, DVD, films, téléséries. Précisions.

Sur Tv5, «Petits meurtres en famille»
4 épisodes de 90 minutes,
à partir de lundi, le 21 décembre 2009, à 20h00


L'intrigue, qui se situe en 1939 à la veille de la déclaration de la 2e Guerre Mondiale, se déroule comme suit: «Simon Le Tescou, homme d'affaires breton, aussi riche que cruel et tyrannique, a organisé une petite réunion familiale pour fêter ses 70 ans.
Il y a ses trois fils: Edouard, l'aîné, qui vit au château avec sa femme Edith et n'ose tenir tête à son père, Antonin, le cadet, député ruiné dont la nouvelle petite amie s'invite à l'improviste et Victor, le petit dernier, sportif de haut niveau, qui n'a accepté l'invitation que dans le but de régler ses comptes avec ce père qu'il n'a pas revu depuis des années. Sont présents également Inès, la petite-fille de Simon, venue spécialement d'Espagne et dont tout le monde ignorait l'existence, et Eloi, jeune médecin africain dont Le Tescou finance les études.
Mais, alors que toute la famille est réunie et s'apprête à festoyer, Simon Le Tescou est sauvagement assassiné dans sa chambre.
L'inspecteur Larosière -alias Hercule Poirot-, assisté d'Emile Lampion -alias le lumineux Hastings,- son fidèle second, découvre vite que les placards de cette famille sont remplis de cadavres. Un suspense où le mystère s'épaissit au fur et à mesure que les crimes se succèdent.»(2)


Le Magazine Littéraire. Hors-série
Le Polar
d'Edgar Poe à James Ellroy

«Le roman policier anglais est une affaire de femmes. Les reines du crime qui triomphent aujourd'hui sans égale au niveau des ventes se nomment toujours Agatha Christie, P.D. James, Anne Perry
Catherine Lanone, dans un article de Le Magazine littéraire décèle dans cette littérature 2 périodes.
[] Celle des romans à sensation «qui effraie les bien-pensants -de l'ère victorienne-, comme un poison pervertissant les conditions féminines (!). Le feuilleton de Mary Elizabeth Bradon, «Le Secret de Lady Audley» (1862), au parfum de sandale et de bigamie en est un exemple. La Lady a abandonné son enfant et tenté de commettre un meurtre. Oh! My Lord! Mais, à la fin, on découvrira qu'elle est atteinte de folie atavique et elle sera enfermée dans un asile. Ouf! La bonne société, gardienne des bonnes mœurs, respire. Le grand succès du roman peut donc être cautionné.
[] Suit la période du roman policier féminin assagi (le roman, s'entend) dont Agatha Christie est la représentante. «plus question de laisser sourdre les angoisses secrètes d'une société, le roman policier est cathartique, thérapeutique, rassurant.» Hercule Poirot, Miss Marple aiment l'ordre sous tous ces aspects. L'un a «le bon goût d'être un étranger» - yes,my Dear, c'est un privé belge; et l'autre une vieille dame anglaise de la bonne société. Tous les deux sont très sympathiques. La morale de la fin s'inscrit dans le cadre social de l'époque. Nous sommes, ne l'oublions pas, en Angleterre au début des années 1900. Ce qui compte ce sont l'intrigue, le jeu de (fausses) pistes, l'implication du lecteur, le roman se terminant par un huis clos où le meurtrier est démasqué. Huis clos qui arrive à surprendre le lecteur qui avait, pourtant, toutes les cartes en main.
Petit rappel: le premier roman de Agatha Christie est «La Mystérieuse affaire de Styles,en 1920 -sur DVD. Suit le «Le Crime du golf», en 1923, et «Les Enquêtes de Hercule Poirot» dès 1924, jusqu'à.. infinitum. (2)

Si votre beauf lève le nez sur les histoires du petit Belge ou de la vieille dame anglaise, et vous adresse un sourire condescendant, brandissez «Le Magazine littéraire -mordez dans le mot-, sur le polar. Et faites-lui savoir que le fondateur de cette formule littéraire -re-mordez dans le mot- nouvelle, le récit policier à énigme, est nul autre que Edgar Allan Poe qui en sait long «Sur les racines du mal.» Et vlan! (3)

Je vous remercie chers lecteurs et lectrices de me lire. Votre présence me fait chaud au cœur. Un gros merci à chacun et à chacune!
Je vous laisse sur de belles images, et vous souhaite un Joyeux Noël!


Un jour sur terre. Toute la beauté du monde - Nouvel Obs
Après Microcosmos, Le peuple migrateur et La marche de l'empereur, le film animalier a la cote. Un jour sur terre est un documentaire britannique d'Alastair Fothergill et Mark Linfield, qui nous emporte de l'océan Arctique au printemps à l'Antarctique en hiver. Bande-annonce.
___
(1) Le Magazine Littéraire a publié 3 numéros sur le polar: en 1983, en 1996 puis en 2009. Donc à un intervalle de 13 ans... Oh!
(2) Si le sujet vous intéresse, Tv5 présente le film «Coco Chanel» en 2 parties: le 21 décembre 2009, juste après les «Petits meurtres»; et le lendemain, la 2e partie.
3) Dans le numéro spécial sur le polar de «Le Magazine Littéraire, de 106 pages, on a droit à un inédit: «Simenon de A à Z par Pierre Assouline.» Et un article sur Maigret, cela va de soi. Pour consulter la Table des matières, cliquer ici.

vendredi 11 décembre 2009

Enchères - Poe - Nobokov - Zola - McCarthy - En chair...

Enchères. Elles ont le mérite de ramener dans l'actualité littéraire de grands noms. Aujourd'hui: Poe, Nobokov, Zola et McCarthy. Au passage, quelques citations ou suggestions de lecture viendront «arrondir» les chiffres. Je terminerai mon billet par une surprise bien en chair.. Comme dirait un loustic: il y a enchères et en chair... Dans ce dernier cas, la chaire prêchi-prêcha n'est jamais loin.

Edgar Allan Poe. (1)
Un exemplaire de la première édition, une édition originale de 1827, de «Tamerlan et autres poèmes» a été vendu à un prix fort (662 500$). C'est le premier livre de Poe, grand poète et romancier du XIXe siècle.
Là où il est, Poe sera content d'apprendre que c'est un record pour un recueil de poésie du 19e siècle.

Poe avait fait publier ces textes, écrits à l'âge de 18 ans, sous le nom de «Un Bostonnien», alors qu'il venait de quitter le domicile de sa famille d'accueil en Virginie pour retourner à Boston, sa ville natale.

Ces textes, fortement inspirés de Lord Byron, ne sont pas sans mérite. Le talent de Poe pointe à chaque page.

«Écrivain absolu, maître de l'horreur, démoralisateur professionnel,
astrophysicien annonçant l'apocalypse,
Edgar Alla Poe est plus que jamais notre contemporain»
Philippe Sollers

Vladimir Nobokov. (2)
L'inédit... et très inachevé, «The Original of Laura» - «L'Original de Laura», sous-titré «Mourir, c'est marrant» n'a pas été vendu. La vente a été annulée, les enchères n'ayant même pas atteint la fourchette inférieure (280 000$ contre une fourchette fixée de 400 000$ à 600 000$). Son fils et héritier Dimitri doit être déçu, lui qui trouve ce dernier roman de son père -une publication posthume: «brillant, original, assez radical» Cette non-vente: un jugement littéraire? Non, la logique du marché que la raison ne comprend pas toujours.

«Un artiste devrait détruire sans pitié ses manuscrits après la publication,
pour qu'ils ne conduisent pas de médiocres universitaires à penser qu'il est possible
de comprendre les mystères d'un génie en étudiant les versions supprimés.
Dans l'art, les objectifs et les plans ne sont rien. Il n'y a que les résultats qui comptent.»
Valadimir Nobokov

«On doit tirer tout ce qu'on peut des mots,
car c'est le seul vrai trésor qu'un écrivain vrai possède;
les grandes idées générales sont dans la gazette d'hier.»
Valadimir Nobokov


Émile Zola. (3)
Thérèse Raquin? Rougon-Maquart? Vous n'y êtes pas. Un panneau de sarcophage de 2 mètres de long sur 63 cm de haut. Datant du 3e siècle après Jésus-Christ, il représente quatre scènes dionysiaques dans un décor architectural sophistiqué, entouré de satyres et de bacchantes. Sorti de son «Égypte éternelle», si je puis dire ainsi, ce panneau a dormi 300 ans dans la collection des Borghese. Puis, il est devenu un côté de baignoire de l'actrice française Cécile Sorel avant se se retrouver chez Paul Reynauld (IIIe République de France).

«Dans son journal intime, Zola raconte comment, lors de son voyage à Rome, un ami diplomate, Édouard Lefebvre de Béhaine, l'avait emmené chez les Borghese, qui, ruinés, soldaient leurs marbres. Le couple Zola en avait acheté une dizaine, dont celui-ci.»
Florent Heintz,
vice-président des enchères d'art de l'antiquité romaine et égyptienne de Sotheby's.

Les marbres ont été livrés au domicile parisien des Zola en janvier 1895. Dans une lettre aux douanes, Émile Zola se plaint du montant des taxes à l'importation qu'il avait dû payer. Des taxes... trop élevées.


Cormac McCarthy. (4)
Sa machine à écrire Olivetti, bleu pâle, a trouvé preneur. Estimée à moins de 20 000$, elle a été vendue... 254 500$. En prime, l'acquéreur déjeunera avec le romancier à Santa Fe (Nouveau-Mexique). C'est sur cette machine que Cormac McCarthy aurait écrit tous ses romans dont «The Road». On saura peut-être, un de ces jours, quelles relations il entretenait avec sa machine à écrire.

D'ici là... on peut lire Paul Auster qui nous raconte l'«Histoire de ma machine à écrire» illustrée par Sam Messer. Sa bonne vieille, et fidèle, Olympia sur laquelle il tape tous ses livres depuis les années 1970. C'est une triple histoire d'amitiés: entre l'écrivain et sa machine à écrire; entre l'écrivain et un peintre; et, entre un peintre et la machine à écrire de l'écrivain.
«Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer?»
Alphonse de Lamartine


En chair... sans un os.
Sur Arte.tv, un documentaire intitulé sur «La face cachée des fesses» vous attend.. Présenté sur Arte-7, il traversera, sûrement, l'Atlantique pour aboutir sur l'écran de Tv5. Un documentaire, plus un livre + DVD + VOD.

Ce qu'on en dit: «Objet d'obsession, de refus, d'admiration. La fascination pour les fesses comme forme fondamentale et le rejet du "cul" comme organe obscène font depuis toujours partie de notre culture. Mais que nous révèle donc cette partie du corps si souvent cachée? Ce documentaire exceptionnel tente une réponse...

Pour vous faire une idée du documentaire...
[] Lisez: «De quoi les fesses sont-elles le nom», par Jean-Luc Henning, sur Biblios. Il est ici.
[] Voyez des vidéos tirées de «la face cachée des fesses»,sur Arte.tv en cliquant ici.
Ne vous gênez pas, il y a plein de derrières au Louvre! Et puis... après tout... Bon... des fesses, ce sont des fesses.

Bonne journée!

__
Sauf Zola, les autres écrivains, Poe, Nobokov et McCarthy ont fait l'objet d'un ou de plusieurs billets sur mon blogue.
(1) Poe. Edgar Allan Poe est né en 1809, il est mort en 1849. Cette année 2009 marque donc ce double anniversaire. Aussi, Poe a-t-il fait l'objet de plusieurs billets sur Littéranaute. Une recherche sur mon blogue, vous conduira à ces billets.
(2) Nobokov. Je vous invite à relire mon billet du 24 novembre 2009.
(3) Zola.
Au début 2009, j'ai écouté «Thérèse Raquin», lu par Myriam Boyer, aux éditions Livraphone. Hélas, c'est un texte abrégé. Le livre audio peut être téléchargé en intégralité -ou par chapitre- sur Littérature audio. Cliquer ici.

jeudi 29 octobre 2009

Pour Halloween / La Maison Usher - Edgar Allan Poe

Pour Halloween / La Maison Usher - Edgar Allan Poe. Voici 2 autres suggestions pour Halloween 20009. La nouvelle «La Chute de la Maison Usher» de Allan Edgar Poe, dans la traduction de Baudelaire. Saviez-vous que la famille Usher a existé? Les «deux protagonistes, Roderick et Madeline, seraient des portraits de James et Agnes Usher, nés, l'un à Boston (1807), comme Allan Edgar Poe (1809); l'autre à Québec (1809), tous deux alliés à la famille de la famille maternelle de Poe». [Note, dans La Pléiade]. Eh oui! Madeline, alias Agnes, serait une Québécoise!

Comme complément à cette courte nouvelle, 20 pages, et pour accentuer le malaise que crée cette horrible histoire -croyez-moi, je ne cherche pas à vous effrayer- qui se termine dans une apothéose à vous rendre insomniaque, il n'y a rien de mieux que d'écouter un CD audio. J'y reviendrai. Le livre, d'abord.

Lire «La chute de la Maison Usher»

Il n'y a pas de maisons hantées, de maisons habitées par des esprits malicieux, habitées par les esprits d'outre tombe, il n'y en a aucune autre, je vous l'assure, qui vous causera autant de frayeur ou de malaise. Vous garderez de la lecture de «La chute de la Maison Usher» un souvenir impérissable, et une impression durable. Edgar Allan Poe est maître en la matière. Il sait mettre au nu les peurs primitives qui se tapissent au plus profond de notre inconscient.

«Écrivain absolu, maître de l'horreur, démoralisateur professionnel,
astrophysicien annonçant l'apocalypse,
Edgar Alla Poe est plus que jamais notre contemporain»
Philippe Sollers

Bienvenue dans «La Maison Usher»!


Je lis le début:
Pendant toute la journée d'automne, journée fuligineuse, sombre et muette, où les nuages pesaient lourd et bas dans le ciel, j'avais traversé seul et à cheval une étendue de pays singulièrement lugubre et, enfin, comme les ombres du soir approchaient, je me trouvai en vue de la mélancolique Maison Usher. Je ne sais comment cela se fit, mais, au premier coup d'oeil que je jetai sur le bâtiment, un sentiment d'insupportable tristesse pénétra mon âme. (...) Je regardai le tableau placé devant moi et, rien qu'à voir la la maison et la perspective caractéristique de ce domaine, les murs qui avaient froid, les fenêtres semblables à des yeux distraits, quelques bouquets de jonc virougeux, quelques troncs d'arbres blancs et dépéris, j'éprouvais cet entier affaissement d'âme (...) C'était une glace au coeur, un abattement, un malaise, une irrémédiable tristesse de pensée qu'aucun aiguillon de l'imagination ne pouvait raviver ni pousser au grand. Qu'était-ce donc -je m'arrêtai pour y penser- qu'était-ce donc ce que je ne sais quoi qui m'évervait ainsi en contemplant la Maison Usher?

«un je ne sais quoi qui m'énervait...»... Nous avons tous ressenti, à un moment donné, une pareille impression, un malaise flou qui fait hésiter... et souvent regretter de ne pas s'y être fier... «Ah! j'aurais donc dû suivre ma première impression!» Trop tard!
Mais que diantre, allait-il faire dans cette galère? Que diantre allait-il faire dans cette Maison Usher?

Sur Internet, on raconte que Philip Winthrop se rend à la Maison Usher rejoindre sa fiancée Madeline dont le frère, Roderick, s'oppose à leur mariage, sans distinguer la nouvelle de Poe et le synopsis de films. C'est du cinéma!
Nuance! L' histoire d'amour a été introduite, par exemple, dans le film de Vincent Prince, qui est une adaptation de «La chute de la Maison Usher». Mais, elle n'est pas dans le texte de Edgar Allan Poe, loin, loin de là... À preuve:

C'était néanmoins dans cet habitacle de mélancolie que je me proposais de séjourner pendant quelques semaines. Son propriétaire, Roderick Usher, avait été l'un de mes bons camarades d'enfance; mais plusieurs années s'étaient écoulées depuis notre dernière entrevue. Une lettre cependant m'était parvenue récemment dans une partie lointaine du pays, une lettre de lui, dont la tournure follement pressante n'admettait pas d'autre réponse que ma présence même.

L'apparition de lady Madeline:
Pendant qu'il parlait, lady Madeline -c'est ainsi qu'elle se nommait- passa dans une partie reculée de la chambre, et disparut sans avoir pris garde à ma présence. Je la regardai avec un immense étonnement, où se mêlait quelque terreur; mais il sembla impossible de me rendre compte de mes sentiments. Une sensation de stupeur m'oppressait, pendant que mes yeux suivaient ses pas qui s'éloignaient.

Au cours d'une nuit d'orage:
Une insupportable terreur pénétra tout mon être; et à la longue une angoisse sans motif, un vrai cauchemar, vint s'asseoir sur mon cœur.

Ce passage annonce la scène d'horreur qui vous fera frémir... et qui rejoint à sa manière «Dracula» de Bram Stoker et le film éponyme de Francis Ford Coppola [comme je vous le signalais, dans mon billet précédent].

Écouter «La chute de la Maison Usher»
Les éditions «Autrement dit», entre autres, propose de télécharger un bon choix d'audios. On en trouve aussi sur Numilog et autres sites sur Internet.
L'extrait audio de «La Chute de la Maison Usher» vient de Numilog, lu par Alain Carré, de sa voix chaude et (trop?) rassurante: à écouter en cliquant ici.

Pour ma part, j'ai écouté une audio «épeurante». L'environnement sonore -voix, bruitage, musique- ajoute de l'horreur à l'horreur du texte de la »Maison Usher». Le texte est livré dans la langue.. de Poe. Évidemment, une première lecture en français aide à la compréhension. «The Fall of the House of Usher, The Pit and the Pendulum and other Tales», lu par William Roberts, Naxos Audio Books.

Le texte de Poe dans la langue... de Baudelaire est de toute beauté, c'est un texte de poète... qui rend justice à Edgar Allan Poe.

Bonne journée! Merci de me lire!
__
[] La citation est tirée de l'article «Coup de Poe», par Philippe Sollers, sur BibliObs.
[] Les extraits de «La Chute de la Maison Usher»: La Pléiade. La nouvelle p. 337 à p.357; La note: Notes et variantes, p.1088. Je vous signale que vous pouvez lire la nouvelle sur Wikisource.

vendredi 3 juillet 2009

Lettre coquine de George Sand à Alfred Musset

Lettre coquine? Non pas, lettre cochonne, si et seulement si, vous savez la décoder... Faites appel à votre imagination créative. À défaut de quoi, vous pouvez appeler Edgar, depuis son au-delà, pour qu'il vous envoie le célèbre Dupin.

Sous le pseudonyme de l'écrivaine George Sand, se cache Amantine Aurore Dupin, qui deviendra la baronne Dudevant. Voici donc sa lettre à Alfred de Musset*.

Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons entre amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.
Demain, la réponse d'Alfred de Musset...
* Vous connaissez cette lettre? J'espère que vous la relirez avec un plaisir amusé... Et, que vous la ferez lire... Voilà une chaîne de lettres bien innocente (!), et littéraire de surcroît.

dimanche 19 avril 2009

Goudron et Plume

Voulez-vous rire aux larmes? Lisez Le système du docteur Goudron et du professeur Plume de … Edgar Allan Poe. Il n'y a pas que le Poe qui effraie, il y a aussi le Poe pour rire… À preuve cette courte histoire -vingt pages- qui fait partie des Histoires grotesques et sérieuses. Jamais vous n'aurez assisté à un dîner plus amusant! En bref: le narrateur se rend à une «de ces maisons particulières de fous» dirigée par M. Maillard, qui utilise le système douceur. Système abandonné depuis peu (et pour cause!), à la grande surprise du narrateur. En voici un extrait :

«A six heures, on annonça le dîner, et mon hôte m'introduisit dans une vaste salle à manger, où était rassemblée une nombreuse compagnie, vingt-cinq ou trente personnes en tout. C'étaient, en apparence, des gens de bonne société, certainement de haute éducation, quoique leur toilette, à ce qu'il me sembla, fussent d'une richesse extravagante et participassent un peu trop du raffinement fastueux de la vieille cour.» Source: Œuvres en prose d'Edgar Allan Poe traduites par Charles Baudelaire, Bibliothèque de la Pléiade, p.925 à p.939; citation p.925.

Paperblog