}
Affichage des articles dont le libellé est Paul Auster. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Paul Auster. Afficher tous les articles

vendredi 11 décembre 2009

Enchères - Poe - Nobokov - Zola - McCarthy - En chair...

Enchères. Elles ont le mérite de ramener dans l'actualité littéraire de grands noms. Aujourd'hui: Poe, Nobokov, Zola et McCarthy. Au passage, quelques citations ou suggestions de lecture viendront «arrondir» les chiffres. Je terminerai mon billet par une surprise bien en chair.. Comme dirait un loustic: il y a enchères et en chair... Dans ce dernier cas, la chaire prêchi-prêcha n'est jamais loin.

Edgar Allan Poe. (1)
Un exemplaire de la première édition, une édition originale de 1827, de «Tamerlan et autres poèmes» a été vendu à un prix fort (662 500$). C'est le premier livre de Poe, grand poète et romancier du XIXe siècle.
Là où il est, Poe sera content d'apprendre que c'est un record pour un recueil de poésie du 19e siècle.

Poe avait fait publier ces textes, écrits à l'âge de 18 ans, sous le nom de «Un Bostonnien», alors qu'il venait de quitter le domicile de sa famille d'accueil en Virginie pour retourner à Boston, sa ville natale.

Ces textes, fortement inspirés de Lord Byron, ne sont pas sans mérite. Le talent de Poe pointe à chaque page.

«Écrivain absolu, maître de l'horreur, démoralisateur professionnel,
astrophysicien annonçant l'apocalypse,
Edgar Alla Poe est plus que jamais notre contemporain»
Philippe Sollers

Vladimir Nobokov. (2)
L'inédit... et très inachevé, «The Original of Laura» - «L'Original de Laura», sous-titré «Mourir, c'est marrant» n'a pas été vendu. La vente a été annulée, les enchères n'ayant même pas atteint la fourchette inférieure (280 000$ contre une fourchette fixée de 400 000$ à 600 000$). Son fils et héritier Dimitri doit être déçu, lui qui trouve ce dernier roman de son père -une publication posthume: «brillant, original, assez radical» Cette non-vente: un jugement littéraire? Non, la logique du marché que la raison ne comprend pas toujours.

«Un artiste devrait détruire sans pitié ses manuscrits après la publication,
pour qu'ils ne conduisent pas de médiocres universitaires à penser qu'il est possible
de comprendre les mystères d'un génie en étudiant les versions supprimés.
Dans l'art, les objectifs et les plans ne sont rien. Il n'y a que les résultats qui comptent.»
Valadimir Nobokov

«On doit tirer tout ce qu'on peut des mots,
car c'est le seul vrai trésor qu'un écrivain vrai possède;
les grandes idées générales sont dans la gazette d'hier.»
Valadimir Nobokov


Émile Zola. (3)
Thérèse Raquin? Rougon-Maquart? Vous n'y êtes pas. Un panneau de sarcophage de 2 mètres de long sur 63 cm de haut. Datant du 3e siècle après Jésus-Christ, il représente quatre scènes dionysiaques dans un décor architectural sophistiqué, entouré de satyres et de bacchantes. Sorti de son «Égypte éternelle», si je puis dire ainsi, ce panneau a dormi 300 ans dans la collection des Borghese. Puis, il est devenu un côté de baignoire de l'actrice française Cécile Sorel avant se se retrouver chez Paul Reynauld (IIIe République de France).

«Dans son journal intime, Zola raconte comment, lors de son voyage à Rome, un ami diplomate, Édouard Lefebvre de Béhaine, l'avait emmené chez les Borghese, qui, ruinés, soldaient leurs marbres. Le couple Zola en avait acheté une dizaine, dont celui-ci.»
Florent Heintz,
vice-président des enchères d'art de l'antiquité romaine et égyptienne de Sotheby's.

Les marbres ont été livrés au domicile parisien des Zola en janvier 1895. Dans une lettre aux douanes, Émile Zola se plaint du montant des taxes à l'importation qu'il avait dû payer. Des taxes... trop élevées.


Cormac McCarthy. (4)
Sa machine à écrire Olivetti, bleu pâle, a trouvé preneur. Estimée à moins de 20 000$, elle a été vendue... 254 500$. En prime, l'acquéreur déjeunera avec le romancier à Santa Fe (Nouveau-Mexique). C'est sur cette machine que Cormac McCarthy aurait écrit tous ses romans dont «The Road». On saura peut-être, un de ces jours, quelles relations il entretenait avec sa machine à écrire.

D'ici là... on peut lire Paul Auster qui nous raconte l'«Histoire de ma machine à écrire» illustrée par Sam Messer. Sa bonne vieille, et fidèle, Olympia sur laquelle il tape tous ses livres depuis les années 1970. C'est une triple histoire d'amitiés: entre l'écrivain et sa machine à écrire; entre l'écrivain et un peintre; et, entre un peintre et la machine à écrire de l'écrivain.
«Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer?»
Alphonse de Lamartine


En chair... sans un os.
Sur Arte.tv, un documentaire intitulé sur «La face cachée des fesses» vous attend.. Présenté sur Arte-7, il traversera, sûrement, l'Atlantique pour aboutir sur l'écran de Tv5. Un documentaire, plus un livre + DVD + VOD.

Ce qu'on en dit: «Objet d'obsession, de refus, d'admiration. La fascination pour les fesses comme forme fondamentale et le rejet du "cul" comme organe obscène font depuis toujours partie de notre culture. Mais que nous révèle donc cette partie du corps si souvent cachée? Ce documentaire exceptionnel tente une réponse...

Pour vous faire une idée du documentaire...
[] Lisez: «De quoi les fesses sont-elles le nom», par Jean-Luc Henning, sur Biblios. Il est ici.
[] Voyez des vidéos tirées de «la face cachée des fesses»,sur Arte.tv en cliquant ici.
Ne vous gênez pas, il y a plein de derrières au Louvre! Et puis... après tout... Bon... des fesses, ce sont des fesses.

Bonne journée!

__
Sauf Zola, les autres écrivains, Poe, Nobokov et McCarthy ont fait l'objet d'un ou de plusieurs billets sur mon blogue.
(1) Poe. Edgar Allan Poe est né en 1809, il est mort en 1849. Cette année 2009 marque donc ce double anniversaire. Aussi, Poe a-t-il fait l'objet de plusieurs billets sur Littéranaute. Une recherche sur mon blogue, vous conduira à ces billets.
(2) Nobokov. Je vous invite à relire mon billet du 24 novembre 2009.
(3) Zola.
Au début 2009, j'ai écouté «Thérèse Raquin», lu par Myriam Boyer, aux éditions Livraphone. Hélas, c'est un texte abrégé. Le livre audio peut être téléchargé en intégralité -ou par chapitre- sur Littérature audio. Cliquer ici.

mercredi 2 décembre 2009

Histoire de ma machine à écrire - Paul Auster - Sam Messer. Objet inanimé...

Histoire de ma machine à écrire, texte de Paul Auster, illustration de Sam Messer (trad. Christine Le Boeuf). Objet inanimé... «Objets inanimés, avez-vous donc une âme / Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer?» Archiconnu, ce vers de Alphonse de Lamartine! On sait moins qu'il est tiré de son poème Milly ou la terre natale.* Ce vers m'est revenu à l'esprit à la seule vue du titre du livre de Paul Auster: l'Histoire de ma machine à écrire, «ma» machine. Que serait-il sans elle, sans son Olympia?

Ce livre est une triple histoire d'amitiés:
☛ entre un écrivain et sa machine à écrire;
☛ entre un écrivain et un peintre;
☛ et, entre un peintre et la machine à écrire de l'écrivain.

Paul Auster raconte l'histoire de sa machine à écrire, sa bonne vieille Olympia -qui le sert si bien depuis les années '70... C'est sur cette même machine Olympia qu'il tape son histoire, la sienne et celle de la machine... Une amitié fusionnelle pas banale!
Et, c'est dans cette histoire qu'intervient Sam Messer avec ses crayons et pinceaux, lui-même «épris» de cet objet inanimé...

... et animé.
Imaginons Paul Auster tapant son texte. Ses (belles) mains actionnent les touches mécaniques du clavier -«agréables au toucher»- en suivant la partition de son texte. Et sa machine, tel un instrument de musique, émet des cliquetis alors les tiges de métal se rabattent pour imprimer des caractères noires sur la feuille de papier blanche. La ligne terminée, une main quitte le clavier pour ramener le chariot à gauche de la feuille. Musique de son texte, musique de sa machine.
Et il remplace la feuille imprimée par une feuille blanche. Et change le ruban d'encre, car les caractères pâlissent... Dans une gestualité qui lui est propre, l'écrivain bat la mesure, et produit son histoire.

Arrêtons-nous un instant pour penser que c'est sur «sa» machine Olympia que Paul Auster a écrit tous les romans, récits et autres écrits produits depuis de nombreuses années, intermédiaire entre lui et son œuvre, «l'une des plus variées, des plus créatives et des mieux accueillies par la critique».

Pendant ce temps... Sam Messer réalise des dessins et peintures, «musclés et obsessionnels» de l'écrivain et de sa machine. Dessins et peintures qui ont «métamorphosé un objet inanimé en un être doué de personnalité et d'une présence au monde», dit Paul Auster. Mais l'écrivain, lui-même, aime sa machine à écrire: c'est sa proche collaboratrice... Si elle devenait impotente, je parie qu'il en serait fort chagrin... Je parie qu'il ne la mettrait pas à la ferraille. Non, il la garderait en souvenir du «bon vieux temps» de leur jeunesse...

Oh! ces objets inanimés... auxquels on s'attache et au moyen desquels on exprime ses émotions. Des pages lumineuses que seul un Paul Auster, écrivain, scénariste et cinéaste, pouvait écrire. Une histoire originale, illustrée, à l'avenant, par Sam Messer, un peintre sensible qui magnifie la fidèle «machine à écrire».

Un beau livre à offrir (à s'offrir) ou... à déposer sur la table de votre salon. Vous verrez chacun de vos invités ira de sa petite histoire... Une soirée animée... et agréable en perspective.
__
Note: Publié chez Actes Sud, fin 2003, le livre «Histoire de ma machine à écrire» est encore disponible sur le marché.
* Pour lire «Milly ou la terre natale», de Alphonse Lamartine, cliquer ici.

dimanche 13 septembre 2009

Sur une île déserte / Sur une note de musique - Lefèvre et Nagano

Sur une île déserte. Sondage. Inspirée par une dépêche de l'Agence France-Presse (AFP) et «L'Île Mystérieuse» de Jules Verne, je vous ai proposé un court sondage, le 4 août 2009. Petit rappel ou mise au parfum*. L'AFP annonçait qu'un «réfugié» allait s'installer sur l'île de Sgarabbhaig (Écose) pour se plonger dans la solitude et l'éloignement pour tenter de cesser de fumer.

Cet homme, ancien banquier d'affaires de NM Rothschild devrait camper sur une île quasi déserte: 3 cabanes de berger en ruine; pas d'eau, pas d'électricité, mais avec un troupeau de moutons... Et une cargaison de 120 livres! (mon billet du 4 août 2009... ici même). De plus, à la suite d'une émission diffusée sur Tv5 «Sur les traces de Jules Verne», j'avais traité de «L'Île Mystérieuse» de Jules Verne dans mon billet du 1er août courant. (Pour le lire, cliquez ici) [Oui, ces pages existent]

Vous pensez bien, il n'en fallait pas plus pour je vous pose la sempiternelle question: Sur une ile déserte, quels sont les 3 livres que vous apporteriez? Paul Auster s'était prêté à ce jeu sur une vidéo de BibliObs.com., tout comme d'autres écrivains. Me basant sur ses choix, j'ai proposé: Shakespeare, Don Quichotte, Montaigne et, bien sûr, aucun de ces choix.

Les résultats du sondage?
Match nul. Les 4 options ont récolté le même nombre de votes. Je tiens à remercier, très chaleureusement, ceux et celles qui ont participé à ce jeu littéraire. Votre participation m'a fait chaud au cœur. Un gros merci!

En avant-première de mon prochain blogue, un dessin tiré du livre publié par «The New Yorker». La légende dit: «Quels sont les dix livres que tu aurais emportés avec toi si tu avais su?» On est jamais trop prévoyant...

Sur une note de musique - Lefèvre et Nagano
Je vous invite à écouter, ce matin (10 h), l'excellente émission de Alain Lefèvre, notre pianiste bien-aimé. Sensible, l'émotion à fleur de peau, près des amateurs de belle musique comme un ami très cher, un homme cultivé et raffiné, un homme simple. Alain Lefèvre présente des choix musicaux exceptionnels. Il «partage aussi des anecdotes et des confidences sur le milieu de la musique classique.» (Espace Musique)

Chaque dimanche, dès 10 heures, il nous offre des découvertes, et nous laisse le temps d'écouter. Par exemple la semaine passée: «Le Trio Élégiaque», op.9. de Rachmaninoff, interprété par Beaux-Arts Trio, un album Philips. Magnifique!
Les émissions sont disponibles en différé. Pour vous y retrouver, consulter Espace Musique. Suivez le lien ici.

Aujourd'hui, une émission spéciale. Alain Lefèvre reçoit le maestro Kent Nagano. À ne pas manquer!
__
* Pas celui de Grenouille... dans «Le Parfum» de Patrick Suskind. Je vous l'assure!

mardi 4 août 2009

Sur une île déserte - Paul Auster

L'Agence France-Presse, Londres. «...(...) ''Août 2009 va voir s'installer notre dernier réfugié en date sur... l'île de Sgarabhaigh, Écosse ( prononcer Scaraway). Il va utiliser la solitude et l'éloignement par rapport au tabac pour se guérir de son habitude de fumeur'', a expliqué Dave Hill, propriétaire de l'île sur son site internet. ''(...) avec une cargaison de 120 livres''...» Ceci n'est pas... une pub.

«Ce ''réfugié'' est Geoff Spice, 56 ans (retraité), un ancien banquier d'affaires de NM Rothschild.» Il devra camper, le pauvre... Sur Sgarabhaigh, il n'y a que 3 cabanes de bergers, en ruine, pas d'eau courante, pas d'électricité. Par contre, un troupeau de moutons paîtra sur l'île. Geoff espère ne pas grossir comme il arrive à ceux qui cessent de fumer.

Quel hurluberlu! Ce mot -qui est dit long- est composé de «hurelu« = «ébouriffé« et de «qui a la berlue». On ne sait pas dans quel état est la toison capillaire de Monsieur, mais on peut penser qu'il a des idées ébouriffantes, qui seraient à l'origine de sa berlue. L'excentricité a un coût... Mais le but est noble: essayer d'arrêter de fumer.

Tout de même, ce texte de Dave Hill, sur son site internet, ne manque pas de grandeur, ni de poésie: Août 2009 va voir... notre dernier réfugié... 3 cabanes de berger, en ruine... les moutons...
Pour peu, on croirait à un alunissage au cours d'août 2009... on se penserait dans L'Île Mytérieuse, de Jules Verne... Dans la fable de Jean de La Fontaine, Le Berger et la Mer... Et vogue la galère!

Une question me turlupine: que comprend la cargaison de 120 livres? Sont-ce des victuailles et autres nécessités de la vie... ? Serait-ce des livres à lire...? Lire et boire de l'eau claire: une excellente façon de ne pas grossir... et de penser à autre chose que de manger. À la brunante, il ne reste plus qu'à compter les moutons du berger, en se laissant bercer par la mer...

Comme nous n'avons pas les moyens, ni vous ni moi, d'aller manger de la misère sur une île déserte, même pour un noble but, partons sur une île déserte, une île imaginaire...

Paul Auster s'est prêté à ce jeu, en choisissant les 3 livres qu'il apporterait sur une île déserte. Me basant sur ses choix, je vous soumets un court sondage. Vous prêterez-vous, à votre tour, à ce jeu littéraire.
Merci d'avance de votre participation. J'ai hâte de vous lire...



___
La dépêche, que je viens de commenter en me basant sur AFP, court sur internet, sans cesse reprise dans les mêmes termes, c'est du copier-coller-répéter. Au plus, elle est classée sous la rubrique «Insolite».
Pour en savoir plus... surtout au sujet de la cargaison de 120 livres, je suis allée voir du côté des Anglais, ceux d'Outre-Manche. Vous verrez, la réalité gâche tout... Ce n'est pas, par hasard, si ce blogue est sous l'égide de Don Quichotte...

«To the ends of the earth (well, British Isles) to stop smoking - man to exile himself on island.» sur le Daily Mail, Uk. Well...

mardi 16 juin 2009

Ne tuons pas la beauté du monde

Vous avez lu La Route de Cormac McCarthy? Pour ma part, je l’ai lu, et relu plus tard pour écrire un commentaire sur mon blogue Livranaute. Pour décanter mes idées, pour calmer mes émotions. Rien à faire: j’en sors ébranlée, les larmes aux yeux, le blues au cœur. Pourtant, je ne suis pas particulièrement émotive. Voyez les livres que j’ai commentés, les sujets que j’ai abordés, sur ce même blogue. Voyez les auteurs, Michel Quint, Paul Auster, Jack London, Jack Kerouac.
Tout comme la Route de Jack London et Sur la route de Jack kerouac, La route de Cormac McCarthy est en résonnance avec les préoccupations de la société. Trois œuvres majeures qui marquent les esprits et s’inscrivent dans la pérennité.

Pour que nos descendants voient le bleu azur de la mer -que l'enfant ne verra jamais-, «ne tuons pas la «beauté du monde».

«Ne tuons pas la beauté du monde
La dernière chance de la terre
C'est maintenant qu'elle se joue

Ne tuons pas la beauté du monde
Faisons de la terre un grand jardin
Pour ceux qui viendront après nous
Après nous»

Je vous suggère amicalement, et fortement, d’écouter Diane Dufresne chanter cet Hymne à la beauté du monde. C’est, justement, de toute beauté! Les paroles sont de Luc Plamondon, et la musique de Christian St-Roch.
Mes chaleureux remerciements à ces deux créateurs, et à cette fabuleuse interprète. Merci également à l'auteur de la vidéo.
http://yep.mikehorn.com/music/gallery/Diane-Dufresne-L-hymne-la-beaut-du-monde.

vendredi 22 mai 2009

Recherché!

Sur mon blogue Livranaute (billet du 13 mai 2009), j'ai publié un avis. «Auteur chevronné recherché pour film ou pièce de théâtre. Veuillez prendre rendez-vous (...) » Je vous le laisse à savoir au cas où vous seriez intéressé, cher lecteur ou chère lectrice.
En attendant l'heure du rendez-vous, pour calmer votre impatience et diminuer votre fébrilité, il serait bon de relire Dans le scriptorium, évidemment. De plus, je vous fais ci-après trois suggestions, qui pourraient sûrement vous aider.

Pour vous tremper dans l'atmosphère: lire Pierrette, un roman de Honoré de Balzac, ce grand connaisseur de l'âme humaine. Je vous signale, en passant, que le Groupe international de recherches balzaciennes a mis en ligne l'édition critique de la Comédie humaine, texte intégral de l'édition originale. Une vraie min d'or!
Si vous avez l'intention de proposer une pièce de théâtre: lire la pièce de Luigi Pirandello, Six personnages en quête d'un auteur. Pour ajouter un petit grain à votre inspiration: lire un extrait de «Comment j'ai écrit Six personnages en quête d'un auteur», de Luigi Pirandello, paru dans La revue de Paris, juillet-août 1925, sur pirandelloweb.

Si vous pensez proposer un scénario de film: lire Le Procès de Franz Kafka (gardez -en mémoire que Paul Auster est un écrivain...) et visionner le film.

Mes billets des 16 et 20 mai 2009, sur mon blogue jumeau Livranaute, vous mettront sur la piste... du moins, je le souhaite.

mardi 21 avril 2009

Paul se dévoile

Discret quant à sa vie privée, Paul Auster se dévoile en tant qu'écrivain. Sur France5, à La Grande Librairie; sur YouTube; sur Wat.tv, Le monde des livres. Allez à sa rencontre via mon blogue Livranaute, billet des 18 et 20 avril 2009.

mardi 14 avril 2009

Je l'ai mis dans le trou.

Je l'ai l'ai mis dans un trou. Ceci n'est pas une pipe; et, le «je» n'est pas moi. Étrange... C'est Paul Auster qui raconte par la voix de son personnage, August Brill, dont on apprend le nom, par le biais, à la page 76. Le problème, avec ce dernier, c'est qu'il «n'écrit rien. Il se raconte l'histoire dans sa tête.» Étrange... Fascinant...
Je vous invite à lire deux extraits de Seul dans le noir sur Livranaute (le billet d'aujourd'hui).

samedi 11 avril 2009

Le vers de Rose

Et ce monde étrange continue de tourner : ce vers de Rose Hawthorne est cité à la fin du livre Seul dans le noir, de Paul Auster. Il sert de titre à mon billet d'hier, sur Livranaute, portant sur ce livre unique, post-11 septembre. Il serait dommage de le louper!

Un mot sur Rose Hawthorne Lathrop . Elle est la fille de Nathaniel Hawthorne et de Sophie Peabody (1851-1926). Après la mort de son célèbre père, elle écrit et publie des poèmes. Peu douée, elle délaisse l'écriture pour se consacrer à sa fondation : St-Rose' Free Home for Incurable Cancer. Après la mort de son mari, elle entre en religion et prend le nom de Mother Alphonsa et fonde une congrégation qui prodigue des soins aux victimes du cancer. Pour mieux la connaître: lire une courte biographie sur http://www.ibiblio.org/eldritch/nh/rose.html

Pour lire son livre de poèmes: Along the Shore et ses mémoires (c'est très intéressant), Memories of Hawthorne, rendez-vous sur : http://www.gutenberg.org/browse/authors/l#a2261

Paperblog