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vendredi 18 septembre 2009

Chrétien de Troyes - Perceval / Fabrice Luchini

Chrétien de Troyes - «Perceval». Fabrice Luchini nous lisait hier, sur ce blogue, un extrait du roman (de 8961 vers), «Perceval, ou le conte du Graal», en y glissant habilement une anecdote liée à son rôle dans le film d'Éric Rhomer, «Perceval, le Gallois», 1979. L'autodérision servant de plateau de service pour le texte, on déguste celui-ci comme des petits fours. Sans avoir le talent fou de Patrice Luchini, nous pouvons lire, nous aussi, des textes anciens. Je vous l'assure!

Qui a peur... de lire des textes anciens?

Certainement pas Fabrice Luchini. Vous, alors? Lisez, attentivement, les vers qu'il récite à merveille. Vous verrez, on comprend tout, sauf le vers 92: Ôta au cheval son mors... Celui-ci, je vous le concède, il n'est pas évident...

Les vers récités par Fabrice Luchini

85. Ensi an la forest s'an antre,
86. et maintenant li cuers del vantre
87. por le dolz tans li rejoï
88. et por le chant que il oï
89. Des oisiax qui joie feisoient;
90. totes ces choses li pleisoient.
91. Por la dolçor del tans serain
92. sta au chaceor son frain,
93. si le leissa aler peissant
94. par l'erbe fresche verdeant.

Le film d'Éric Rohmer
Pour lire les derniers vers -que j'aime, car ils disent la fierté de notre (désormais ami) Perceval-, rien de mieux que de les insérer dans le contexte du film (d'une durée de 2 h 20). Le scénario d'Éric Rhomer demeure fidèle au texte de Chrétien de Troyes. Il a confié à un chœur les parties descriptives.

L'histoire de Perceval ou le Conte du Graal (Synopsis)
Le roman raconte l'itinéraire de deux chevaliers, Perceval [Fabrice Luchini] et Gauvain [André Dussolier]. Voyons, brièvement, celui de notre Perceval.
Malgré la résistance de sa mère, le jeune Perceval quitte le château, et part pour la cour du roi Arthur se faire adouber chevalier. Inexpérimenté, méconnaissant les us et coutumes de la société courtoise [du Moyen-Âge], il commet bourdes et maladresses. Alors que sous l'égide de Gornemant de Goort, il apprend le maniement des armes.
Devenu bon chevalier, il parvient à vaincre les deux redoutables chevaliers qui assiègent Beaurepaire, le domaine de Blanchefleur [Arielle Domballe].
Perceval venge la reine de l'offense qui lui a été faite. Puis, il décide de retourner chez lui. Chemin faisant, il entre dans l'étrange Château du Graal d'un roi invalide, Le Roi Pêcheur, où il assiste à un défilé d'objets hétéroclites, une lance-qui-saigne, un Graal lumineux... Il observe le défilé, sans poser de question.s Sa cousine lui apprendra qu'il aurait dû poser des questions: le roi aurait été guéri...
Ah ben, dis donc! Ça, alors!

Les derniers vers du roman de Chrétien de Troyes
8953. Et ma dame Lore seoit
8954. an une loiges, si ooit
8955. le duel qu'an fist parmi la sale.
8956. De la loige jus s'an avale,
8957. s'est a la reïne venue
8958. ausi come tote eperdue,
8959. et quant la reïne venue
8960. si il demande qu'ele avoit...
8961. Explycyt Percevax le viel.

L'octosyllabe
Fabrice Luchini en glisse un mot. Je vous en dis un peu plus.
«L'oeuvre de Chrétien repose sur l'usage d'une même forme, l'octosyllabe à rimes plates avec brisure fréquente du couplet, sur la récurrence, dans un cadre immuable, de l'univers arthurien issu du légendaire celte (sauf Cligès...) avec retour des mêmes personnages.» [Larousse, «Dictionnaire mondial des littératures», p.181]
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Psitt! À défaut d'espérer voir Fabrice Luchini dans «Lancelot ou le Chevalier de la charrette», on peut espérer qu'il en récitera des vers dans son prochaine spectacle. Mettez-lui la puce à l'oreille...
D'ores et déjà, il a le coup de gosier; et les spectateurs et spectatrices, les oreilles bien dressées [c'est presque du Valéry...].

jeudi 17 septembre 2009

Le Point sur Robert - Fabrice Luchini

«Le Point sur Robert», de Fabrice Luchini. Paul Valéry, Roland Barthes, Gustave Flaubert, Molière, ... Chrétien de Troyes et Robert, c'est-à-dire lui-même, son nom étant Robert Luchini. En fait, la moitié du spectacle a été écrit par Fabrice Luchini: «Ce que je veux dire, c'est que ce spectacle-là est une tentative de respect absolu des écrivains dont je parle, entremêlé de mes expériences personnelles en tant qu'individu. C'est un spectacle qui mêle ma vie et les auteurs.»* C'est un one man show littéraire. «Le décalage entre la drôlerie et la profondeur suscite le rire. Mais je demande aussi beaucoup de concentration au public.»**

Fabrice Luchini lit des passages d'œuvres littéraires, il en récite, en chante; il danse, il mime Johnny Halliday..., il interagit avec le public; il lance de bons mots empruntés à la littérature. À l'aise sur scène comme un poisson dans l'eau, il séduit par son charme fou et sa démesure. «Entendre Luchini dire des textes est un spectacle en soi. Avec sa diction précise qui mord dans les mots, sa forte présence, le comédien virtuose se révèle un lecteur charismatique.»***

Fabrice Luchini «joue de la voix», si je puis dire ainsi, comme d'un instrument de musique. Il parle doucement, puis il lance un crescendo qui fait sursauter... le tempo est lent, puis vif... Doté d'une mémoire prodigieuse, il ne néglige rien pour séduire le public afin d'en arriver à son but ultime: le mettre en contact avec les grands textes et les lui faire apprécier. Il lui arrive d'être excessif, de se laisser emporter par la vague, mais c'est un caillou dans une mer de passion.
Fabrice Luchini est un être entier: on l'aime comme il est. S'il n'existait pas... il faudrait l'inventer. Il est unique! Et il est formidable!

Parler de Fabrice Luchini, c'est bien; le voir et l'entendre, c'est mieux. Voici donc deux vidéos.




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Spectacles. Actuellement, Patrice Luchini présente son spectacle au Monument-National, à Montréal, après l'avoir «rodé» 800 fois en France... Il le présentera, au début d'octobre, au Grand Théâtre de Québec. Puis, il quittera le Québec pour se lancer à la conquête de New York.
Citations: * Chantal Guy, «Fabrice Luchini: quand Robert rencontre Roland», La Presse, 12 septembre 2009 (entrevue)
** Odile Tremblay, «L'envoûteur envoûté», Le Devoir, les samedi et dimanche 12 et 13 septembre 2009 (entrevue)
Critiques: ***Marie Labrecque, «Le mot pour rire», Le Devoir, 15 septembre 2009
Marie-Céline Nivière, et Anne Akrich (2 critiques) «Fabrice Luchini, Le Point sur Robert», sur spectacles.premiere.fr
Sylviane Bernard-Gresh, de Télérama, critique lue sur spectacles.premiere.fr

mercredi 16 septembre 2009

AutoDictionnaire Simenon - Pierre Assouline

AutoDictionnaire Simenon, par Pierre Assouline, publié aux Éditions Omnibus, pour célébrer le 20e anniversaire de la mort de Simenon. Ce sont 1000 citations de Simenon tirées de son œuvre, de sa correspondance, de ses interviews... Des citations «nues» de ses dits et écrits. Sans commentaire, sans bruit de fond... Pierre Assouline, auteur d'une biographie fort appréciée, simplement intitulée «Simenon», s'efface devant de l'écrivain dont il est un connaisseur. Chapeau! Les critiques saluent unanimement son ouvrage. Un travail colossal. Une source inépuisable de citations. «Édifiant et passionnant!», écrit Jacques Drillon, sur BibliObs. (864p., prix indicatif 26 euros).

Des extraits, au mot «Écrire» (1):
__ Écrire dans la joie, quelle foutaise! [référence]
__ Écrire n'est pas une profession mais une vocation pour le malheur. Je ne crois pas qu'un artiste puisse jamais être heureux. [référence]
__ Je n'ai jamais écrit dans une visée, comment dirais-je, ni morale, ni philosophique, ni quoi que ce soit... esthétique, mais vraiment pour me sortir de moi-même. [référence]

D'autres extraits (2):
__ Druon, Maurice: La France possède un ministre de la Culture. [...] On a choisi pour ce poste, dans le nouveau gouvernement, l'écrivain le plus arriviste, le plus bête de toute sa génération. Si ces livres sont mauvais, il n'en est cependant pas responsable, car il les a fait écrire par des nègres.
__ Petites gens. Ce sont des gens qui n'ont pas d'idées de revendications sociales. Vous les connaissez. Vous en faites partie. Tous les artisans de la plume et du rabot en font partie.

À l'affiche... sur Livranaute

Survenant - Un coureur des routes

Pour savoir si Survenant, personnage pivot du roman «Le Survenant» de Germaine Guèvremont, s'inscrit dans la filière américaine «des coureurs des routes», il faut répondre à la question préalable: Survenant est-il, tout simplement, un quêteux qui parcourt les routes de la campagne du Québec au XIXe siècle? Un phénomène tout à fait courant. Si la réponse est affirmative, l'affaire est classée. Sinon, la première question demeure entière et exige un examen.

Je vous invite à lire la suite sur Livranaute, mon autre blogue. À tout de suite... Je vous y attends, avec plaisir.
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Sources: (1) Éditions Omnibus, dont j'adore la devise: «livres d'hier, lectures d'aujourd'hui». Pour lire la quatrième de couverture et des extraits, cliquez ici
(2) Pour lire d'autres extraits: de Druon à de Gaulle, ainsi qu'une entrevue de Jacques Drillon avec Pierre Assouline, «Simenon par Simenon» sur BibliObs , cliquez ici.

mardi 15 septembre 2009

Le mystère des jumeaux - Marie Noëlle Imbert / Nils Tavernier

«Le mystère des jumeaux», de Marie-Noëlle Imbert et Nils Tavernier. Préface de Axel Kahn. Éditions Perrin, 216p. Marie-Noëlle Imber propose «une véritable exploration dans le corps et l'esprit des jumeaux, ce phénomène naturel qui ramène à un fantasme absolu: le miroir de l'homme.» Ce livre est issu du scénario que l'auteure a rédigé pour le docu-fiction réalisé par Nils Tavernier portant le même titre, «Le mystère des jumeaux» (90 min.), mêlant images de synthèse et témoignages. Je rappelle qu'il est l'auteur du merveilleux docu-fiction L'Odyssée de la vie. L'enquête a été réalisée sous le contrôle scientifique du professeur Axel Khan. (Voir les notes biographiques, en bas du billet).

Le livre de Marie-Noëlle Imbert
L'auteure nous convie à une aventure humaine qui nous fascine tant: la gémellité. Aventure abordée à travers de multiples points de vue: génétique, neurosciences, ethnologie, psychologie, philosophie, littérature et, bien sûr, la vie intra-utérine et l'embryogenèse. Avec au terme de ce voyage une sensation inédite: ces jumeaux qui fascinent tant ne seraient-ils pas notre propre miroir?

À qui s'adresse ce livre?
À nous tous... (...) dans frères jumeaux on oublie toujours le mot frère.»
«le vrai sens de la fraternité»: par son histoire René nous fait toucher du doigt cette vérité-là. Une vérité que nous pouvons tous comprendre. Ce périlleux chemin vers l'amour véritable, nous choisissons ou non de l'emprunter un jour: les jumeaux, les frères et soeurs, les amis, les amants, les enfants et leurs parents; mais aussi les ethnies, les Etats (sic), les nations ou les peuples. Elle est sans doute l'expérience la plus exaltante que nous ayons à vivre sur cette terre. Mais elle est aussi le territoire le plus difficile à conquérir.» [p.137]

Aperçu du livre
Le meilleur aperçu passe par les oreilles..., soit l'entretien de Hughes de Roussan avec Marie-Noëlle Imbert, à l'émission «Les Années lumière» -par ailleurs, excellente. Au fait, connaissez-vous les frères Bob et Mike Bryan, joueurs en double au tennis? On vous en dira un petit mot. Pour tendre l'oreille, cliquez ici.

Deux extraits du livre sont disponibles en PDF, aux Éditions Perrin. La «Table» des matières nous renseigne bien sur le contenu du livre; le libellé imagé des sous-titres est invitant.
Les pages données à lire, p.136 à p.140, couvrent la fin de «Des jumeaux dans un monde de "non-jumeaux", et «Le stade du miroir» sans la fin. Quant à moi, je suis restée sur ma faim... Par contre, il vaut vraiment la peine de consulter la «Table». Pour y jeter un coup d'œil, c'est par ici...

Le docu-fiction de Nils Tavernier
Le cinéaste vient de finaliser le montage. Il a suivi le quotidien d'un jeune couple en attente de jumeaux. Au final une grossesse «normale», menée à terme et sans problème. Pour le plus grand bonheur de tous. Nils Tavernier a dû pousser, pousser... un «ouf» de soulagement. Il venait de remporter un pari... risqué. L'avant-première du documentaire aura lieu à La Rochelle. Trop tard! C'est complet. Consolons-nous, sa sortie grand public ne saurait tarder.

Pour patienter, regardons la vidéo de «L'Odyssée de la vie» de Nils Tavernier. Regardez bien, c'est bibi... c'était vous...

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Psitt! Sortez vos lorgnons... Surveillez la diffusion du docu-fiction sur France 3 «très prochainement», nous dit le réalisateur. Et, évidemment, sa sortie sur le grand écran et sur DVD...

Notes biographiques. Marie-Noëlle Imbert est journaliste, réalisatrice et scénariste. Nils Tavernier est cinéaste, auteur de Tout près des étoiles, et L'Odyssée de la vie.Axel Khan est médecin, directeur de recherche à l'Inserm, président de l'Université Paris-Descartes.

lundi 14 septembre 2009

L'Humour des livres - Jean-Loup Chiflet / The New Yorker

«L'Humour des livres», par Jean-Loup Chiflet, publié par les Éditions Les Arènes, rassemble 300 dessins puisés dans «The New Yorker». Des dessins «qui passent en revue les travers» des auteurs, éditeurs, libraires, journalistes, attachés de presse, lecteurs. Allez, tous à la moulinette! L'humour fin, dépistant le ridicule, le risible, l'insolite, est adéquatement rendu par le trait léger des dessins épurés, à l'aspect légèrement suranné. La légende se résume en une ligne ou deux, pas un mot de trop; elle pointe là où ça fait mal... là où ça pique... là où ça chatouille... Percutant! Intelligent!

Toutes les critiques, vues sur Internet, font l'éloge des dessins du «New Yorker»

___ Le Monde y voit «la quintessence de l'humour new-yorkais».
___ BibliObs.com souligne ses débuts et sa réputation. «Créé en 1925, The New Yorker, est l'un des magazines les plus prestigieux au monde. Une institution, même si le mot est un peu trop conventionnel pour qualifier cette revue réputée pour son indémodable modernité et son terrible sens de l'humour». Terrible, terrible... depuis son premier numéro: «La rédaction (y) affirmait même que c'était la meilleure revue au monde pour ceux qui ne savent pas lire!». Le ton était donné.
___ Le Figaro Littéraire désigne les dessins de l'album comme des «chefs-d'œuvre de l'esprit».
___ Pour France-Amérique, le journal français des États-Unis: «Tour à tour légers, subtils, délicieusement drôles, ces dessins sont un must pour les intellectuels américains et les dessinateurs du monde entier».

Oui... mais pas seulement! «En 2005, «L'Intégrale des dessins» du New Yorker sort en librairie: le succès est immédiat», écrit Paul Hessenbruch, sur France-Amérique.
Étiez-vous l'un de ces joyeux lecteurs? Pour ma part, je viens de découvrir les publications du «The New Yorker». Une véritable invitation à la joie de vivre! Partons à la découverte de ses 3 mines d'or... d'humour. Dérision, ironie, subtilité. Rires et sourires garantis!


The New Yorker, Les meilleurs inédits, par Jean-Loup Chiflet
L'édition 2005, épuisée... dès sa sortie, a été rééditée en 2007. Le livre comprend l'intégralité des dessins parus dans «The New Yorker», de 1925 à 2007, soit 68 647 dessins de 400 dessinateurs exceptionnels. Un volume de référence, par Robert Mankoff et Jean-Loup Chiflet. Éditions Les Arènes, 660p.

À déguster comme les petits pois verts... avec un cure-dent! Notez que 300 de ces dessins composent le florilège de «L'Humour des livres»
Vous pouvez le feuilleter sur fnac.com. Cliquez ici.


The New Yorker, «L'Humour des livres», par Jean-Loup Chiflet
Le livre vient tout juste de sortir en librairie (en France*), traduction et adaptation de Jean-Loup Chiflet. Dans la chronique «Quand le "New Yorker" croque le petit monde littéraire», publiée sur BibliObs.com, je lis: «C'est, vous promet fièrement l'éditeur, "le livre le plus drôle de la rentrée littéraire". Promesse tenue (...)». Éditions Les Arènes, 200p.

BibliObs.com en présentait le jour même, soit le 10 septembre courant, six extraits, en avant-première.
Pour voir ces extraits, et vous dilater la rate, cliquez ici.
Rendez-vous sur Le Figaro.fr -livres, pour voir d'autres extraits de «ces chefs de l'esprit», comme dit l'article, «L'humour des livres: l'album qui grince», en cliquant ici.


The New Yorker, Les dessins
refusés, présentés par Matthew Diffee
«Dessins refusés» est une anthologie des dessins refusés par «The New Yorker». Pour leur «mocheté»? Pas du tout. «Tous formidables», selon BibliObs.com.

Ces dessins ont été rassemblés et présentés par Matthew Diffee. La traduction est de Jean-Loup Chiflet et Fanny Soubiran. Éditions les Arènes, 100p.
Vous pouvez le feuilleter sur fnac.com. Cliquez ici.

«Foin de la respectabilité, du conformisme, du bon goût et du politiquement correct. Ces refusés peuvent être des petits joyaux d'humour et d'impudence. Les amoureux de la provoc et de l'impertinence sont magnifiquement servis. (La présentation sur fnac.com).

Et comment! Je me suis bidonnée, tu te bidonneras, il ou elle se... bidonneront si, et seulement si, ils ont le sens de l'humour... c'est la grâce que je leur souhaite.
Pour vous en faire une idée et rigoler, voici les extraits vidéo sélectionnés par BibliObs avec l'aimable autorisation des Éditions Les Arènes.


Jean-Loup Chifflet
Saluons, trois fois plutôt qu'une, l'extraordinaire travail de traduction -je dis bien «traduction», et non pas «translation»- de Jean-Loup Chiflet. Mission impossible... accomplie avec brio: traduire en français les légendes d'un humour typiquement new-yorkais.

Qui êtes-vous Jean-Loup Chiflet? L'homme de «Sky my husband!», traduit par «Ciel, mon mari!», qui retentit sans cesse sur les scènes de théâtre et, peut-être mais plus discrètement, sur d'autres scènes... tout aussi loufoques. Cette célèbre exclamation de Madame révèle en 3 mots, bien sonnants, le talent de l'homme qui l'a créée... l'exclamation, s'entend.
Jean-Loup Chiflet est l'auteur de plusieurs livres: mon petit œil me dit qu'ils doivent être des plus spirituels... et pleins d'humour fin. Allez faire un petit tour sur fnac.com, en cliquant ici.
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Psitt! Qui rira lundi rira toute la semaine. Un janséniste, lui, vous dirait: Qui rira lundi pleurera vendredi. Comme si la joie devait se payer par la peine. Mais, un autre vous dira: Qui pleurera vendredi rira dimanche... Si ça ne fait pas votre affaire, trouvez-en un autre qui vous dira... Là-dessus, je vous souhaite une bonne rigolade, et une bonne semaine! À demain!

dimanche 13 septembre 2009

Sur une île déserte / Sur une note de musique - Lefèvre et Nagano

Sur une île déserte. Sondage. Inspirée par une dépêche de l'Agence France-Presse (AFP) et «L'Île Mystérieuse» de Jules Verne, je vous ai proposé un court sondage, le 4 août 2009. Petit rappel ou mise au parfum*. L'AFP annonçait qu'un «réfugié» allait s'installer sur l'île de Sgarabbhaig (Écose) pour se plonger dans la solitude et l'éloignement pour tenter de cesser de fumer.

Cet homme, ancien banquier d'affaires de NM Rothschild devrait camper sur une île quasi déserte: 3 cabanes de berger en ruine; pas d'eau, pas d'électricité, mais avec un troupeau de moutons... Et une cargaison de 120 livres! (mon billet du 4 août 2009... ici même). De plus, à la suite d'une émission diffusée sur Tv5 «Sur les traces de Jules Verne», j'avais traité de «L'Île Mystérieuse» de Jules Verne dans mon billet du 1er août courant. (Pour le lire, cliquez ici) [Oui, ces pages existent]

Vous pensez bien, il n'en fallait pas plus pour je vous pose la sempiternelle question: Sur une ile déserte, quels sont les 3 livres que vous apporteriez? Paul Auster s'était prêté à ce jeu sur une vidéo de BibliObs.com., tout comme d'autres écrivains. Me basant sur ses choix, j'ai proposé: Shakespeare, Don Quichotte, Montaigne et, bien sûr, aucun de ces choix.

Les résultats du sondage?
Match nul. Les 4 options ont récolté le même nombre de votes. Je tiens à remercier, très chaleureusement, ceux et celles qui ont participé à ce jeu littéraire. Votre participation m'a fait chaud au cœur. Un gros merci!

En avant-première de mon prochain blogue, un dessin tiré du livre publié par «The New Yorker». La légende dit: «Quels sont les dix livres que tu aurais emportés avec toi si tu avais su?» On est jamais trop prévoyant...

Sur une note de musique - Lefèvre et Nagano
Je vous invite à écouter, ce matin (10 h), l'excellente émission de Alain Lefèvre, notre pianiste bien-aimé. Sensible, l'émotion à fleur de peau, près des amateurs de belle musique comme un ami très cher, un homme cultivé et raffiné, un homme simple. Alain Lefèvre présente des choix musicaux exceptionnels. Il «partage aussi des anecdotes et des confidences sur le milieu de la musique classique.» (Espace Musique)

Chaque dimanche, dès 10 heures, il nous offre des découvertes, et nous laisse le temps d'écouter. Par exemple la semaine passée: «Le Trio Élégiaque», op.9. de Rachmaninoff, interprété par Beaux-Arts Trio, un album Philips. Magnifique!
Les émissions sont disponibles en différé. Pour vous y retrouver, consulter Espace Musique. Suivez le lien ici.

Aujourd'hui, une émission spéciale. Alain Lefèvre reçoit le maestro Kent Nagano. À ne pas manquer!
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* Pas celui de Grenouille... dans «Le Parfum» de Patrick Suskind. Je vous l'assure!

samedi 12 septembre 2009

L'Enigme du retour - Dany Laferrière

«L'Enigme du retour», de Dany Laferrière. Critique sur «Le Monde des livres». Contrairement, au roman «Yanvalou pour Charlie», de Mathurin D. Saint-Fort qui «est bel et bien une œuvre de fiction», le roman de Dany Laferrière est, en fait, un récit comme plusieurs (faux) romans de la rentrée littéraire*. Dans une formule-choc, l'auteur écrit: «Le dictateur (Duvalier) m'avait jeté à la porte de mon pays (Haïti). Pour y retourner, je passe par la fenêtre du roman.»

Il part «pour découvrir le pays profond, le village natal de son père. Un père qui avait rompu depuis longtemps avec femme et enfants et qui a été enterré à New York.» (Le Monde des livres).
Marcher sur les traces de son père: c'est donc là le but de son voyage dans son pays d'origine, un pays de misère, toujours et encore.

C'est un livre d'émotions, qui surgissent des observations fines et précises que l'auteur note minutieusement dans un carnet. Un livre «de couleurs, d'odeurs, et de saveurs tropicales», et de portraits de femmes et d'hommes. Sous ce feu d'artifice (au sens propre» pointent une douleur aigüe et des regrets profonds. Mais, pour autant que je sache lire entre les lignes, le livre n'est pas triste, ni larmoyant. Il dit la vérité tout entière d'un être tout entier «dans un livre criant de vérité». (Le Monde des livres).

«L'exil du temps et plus
(impitoyable
que celui de l'espace.
Mon enfance
me manque plus cruellement
que mon pays.»
«L'Enigme du retour»

Parmi les 3 extraits du livre, cités sur «Le Monde des livres» (pp. 97-99), j'ai retenu celui-ci:

Cela fait trois décennies que je (fais gras à Montréal
Pendant qu'on continue
A faire maigre à Port-au-Prince.
Mon métabolisme a changé.
Et je ne sais plus ce qui se passe
Dans la tête d'un adolescent (d'aujourd'hui
Qui ne se souvient
D'avoir mangé un seul jour
A sa faim.»
«L'Enigme du retour»

Une écriture éblouissante! Splendide! Ces passages sont « (...) des poèmes en prose. Le simple fait de couper une phrase aux bons endroits lui donne une force étonnante», note «Le Monde des livres». Évidemment, tout le livre n'est pas écrit ainsi...

La conclusion de la critique tient dans un seul mot: «Superbe!» La démonstration en est faite...

Dernière heure... Dernière heure...
Les Éditions Boréal annonce que «L'Enigme du retour», de Dany Laferrière, publié en coédition Boréal/Grasset, est en lice pour les prix Médicis, qui seront publiés le 4 novembre 2009.

Souhaitons-lui «Bonne chance» de tout notre cœur!
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Psitt! Pourquoi ne pas appeler un chat un chat? Il y a de bons récits et de mauvais romans... Serait-ce une approche marketing (trompeuse) pour attirer la clientèle... pour se positionner pour les prix littéraires? Heureusement que la critique littéraire (fiable) nous met la puce à l'oreille, car une chatte n'y retrouverait pas ses petits.
Source: Pour lire l'article du «Monde des livres», paru le 11 septembre 2009, cliquez ici.
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